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Une soldate s’est vue refuser la direction de la cérémonie de prestation de serment

L'armée a déclaré qu'une "erreur de jugement" a été commise ; les Femmes du mur accusent la Fondation du patrimoine du Mur occidental de "travailler à faire taire les femmes"

Illustration : Des soldats israéliens lors d'une cérémonie de prestation de serment au Mur occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 13 novembre 2019. (Crédit: Sara Klatt/Flash90)
Illustration : Des soldats israéliens lors d'une cérémonie de prestation de serment au Mur occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 13 novembre 2019. (Crédit: Sara Klatt/Flash90)

Dans un changement de dernière minute, une femme militaire s’est vue interdire jeudi de diriger une cérémonie de prestation de serment au Mur occidental.

Tsahal a déclaré que ce revirement faisait suite à une demande de la Fondation du patrimoine du Mur occidental. Cet organisme gouvernemental est chargé de gérer le lieu saint et le fait dans le respect des coutumes orthodoxes, notamment en maintenant des zones de prière mixtes.

« L’officier pédagogique féminin de Tsahal qui avait prévu de diriger la cérémonie a été priée, par la fondation civile, de ne pas le faire », a déclaré Tsahal. « Les supérieurs sur place ont accepté cette demande, ce qui constitue une erreur de jugement des personnes présentes [et] qui n’ont pas consulté leurs commandants supérieurs. »

Toutefois, les médias israéliens ont rapporté que la Fondation du patrimoine du Mur occidental avait explicitement demandé que la femme officier ne dirige pas la cérémonie.

L’armée a déclaré que l’incident ferait l’objet d’une enquête et a souligné qu’elle n’interdisait pas aux femmes de diriger des cérémonies officielles.

Dans sa réponse, la Fondation du patrimoine du Mur occidental a déclaré que les cérémonies militaires sur le site se déroulaient conformément aux directives de Tsahal et a attribué l’incident à un « malentendu ».

La fondation a également déclaré qu’elle mènerait une enquête conjointe avec Tsahal.

Le rabbin du Mur occidental Shmuel Rabinowitz sur l’esplanade du site en 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les Femmes du mur, qui militent pour une prière pluraliste au Mur occidental et qui se heurtent fréquemment à la fondation, a accusé les administrateurs du site de « travailler à faire taire les femmes » au nom de la loi religieuse.

« Il ne s’agit pas d’une question religieuse mais d’une domination par la force », a déclaré le groupe.

Le groupe de pluralisme religieux Israel Hofshit a accusé la Fondation du patrimoine du Mur occidental d’agir comme un lieu de moralité iranien et a appelé à la démission du rabbin Shmuel Rabinovitch, le principal responsable religieux du site.

« La capitale d’Israël n’est pas la capitale de l’Iran et les employés de la Fondation du patrimoine du Mur occidental ne sont pas des gardiens de la chasteté », a déclaré l’organisation.

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