Yariv Levin : les Etats-Unis n’ont rien à dire sur la nomination de Liberman
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Yariv Levin : les Etats-Unis n’ont rien à dire sur la nomination de Liberman

Le ministre dit que la composition de la coalition est « une question israélienne interne » alors que le département d'Etat américain déclare avoir des préoccupations « légitimes » sur le nouveau ministre de la Défense

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Avigdor Liberman (à droite) et Yariv Levin durant les pourparlers pour la coalition, jeudi matin, le 19 mai 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avigdor Liberman (à droite) et Yariv Levin durant les pourparlers pour la coalition, jeudi matin, le 19 mai 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre du Tourisme Yariv Levin a déclaré jeudi que la nomination d’Avigdor Liberman en tant que ministre de la Défense est une « question israélienne interne » et qu’elle n’a pas à être remise en cause par Washington.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a nommé Liberman comme ministre de la Défense et a accueilli les législateurs de son parti Yisrael Beytenu dans les rangs de sa coalition après avoir conclu un accord avec le parti nationaliste, mercredi. Liberman prendra la relève comme ministre de la Défense la semaine prochaine.

En réponse, le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner, a déclaré mercredi que la composition de la nouvelle coalition de droite d’Israël soulève des « questions légitimes » au sujet de l’engagement du gouvernement pour une solution à deux Etats avec les Palestiniens.

Dans une première réponse aux commentaires du Département d’Etat par un responsable israélien, Levin a déclaré à la radio militaire, jeudi, que les Etats-Unis, s’étaient traditionnellement tenus à l’écart des débats sur la composition des coalitions gouvernementales et qu’ils devraient continuer à le faire.

« Nos relations avec les États-Unis sont extrêmement proches et fortes, mais je pense que la composition du gouvernement est une question interne israélienne », a déclaré Levin. « C’est ainsi qu’a toujours été la situation dans l’histoire [d’Israël] et je pense que nous avons besoin d’insister là-dessus ».

Toner avait dit : « Nous avons également vu des rapports en provenance d’Israël décrivant cette coalition comme étant la plus à droite de l’histoire d’Israël. Nous savons aussi que beaucoup de ses ministres ont dit qu’ils s’opposaient à la solution à deux Etats », selon une retranscription (lien en anglais) de l’échange qui a eu lieu au cours de la conférence de presse quotidienne à Washington.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le leader de Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, anoncent leur accord de coalition, le 25 mai 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le leader de Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, anoncent leur accord de coalition, le 25 mai 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

« Au final, nous allons juger ce gouvernement sur ses actes », a ajouté Toner.

« Nous allons travailler avec ce gouvernement, de la même manière que nous avons travaillé avec tous les gouvernements israéliens précédents dans le but de renforcer la coopération. Et nous restons fermes dans notre engagement envers la sécurité d’Israël et la solution à deux Etats. »

Un porte-parole de Netanyahu n’avait pas de réponse immédiate aux remarques de Toner.

Liberman, qui a évoqué des mesures sévères contre les terroristes palestiniens, a cherché à apaiser les inquiétudes sur sa nomination en promettant d’agir de manière « responsable ».

Pendant une conférence de presse commune avec Netanyahu mercredi, il a affirmé son engagement envers « la paix et un accord final, et à la compréhension entre nous et nos voisins. » Ces remarques étaient directement adressées aux critiques, domestiques et internationales, sur la nature belliqueuse de la coalition.

Netanyahu a souligné qu’il voulait négocier un accord de paix avec les Palestiniens. Il a déclaré mercredi : « Mon gouvernement est toujours déterminé à rechercher la paix avec les Palestiniens et avec tous nos voisins. Ma politique n’a pas changé. Nous poursuivrons toutes les voies vers la paix tout en assurant la sécurité de nos citoyens. »

JTA et l’AFP ont contribué à cet article.

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