15 obus de mortiers tirés de Gaza sur des soldats israéliens le long de la frontière
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15 obus de mortiers tirés de Gaza sur des soldats israéliens le long de la frontière

Tsahal a répliqué à plusieurs reprises en frappant des positions du Hamas et du Jihad islamique

Un sceau de morceaux d'obus de mortier tirés par des Palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël, le samedi 19 mars 2011. (Crédit : Tsafrir Abayov / Flash90)
Un sceau de morceaux d'obus de mortier tirés par des Palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël, le samedi 19 mars 2011. (Crédit : Tsafrir Abayov / Flash90)

Au moins 15 tirs de mortiers ont été tirés jeudi depuis la bande de Gaza sur des soldats israéliens surveillant les travaux de construction le long de la barrière de frontière de Gaza.

Le porte-parole du ministère palestinien du Hamas de la Santé à Gaza, le Dr. Ashraf al-Qidre, a déclaré que trois Gazaouis avaient été légèrement blessés par les bombardements israéliens des sites du Jihad islamique et du Hamas à Gaza.

Tsahal a riposté à une attaque de mortier de Gaza en frappant quatre positions du groupe terroriste palestinien du Hamas près de Beit Hanoun, dans la partie nord de la bande de Gaza, avec des tirs d’artillerie, selon des article d’organes de presse basés à Gaza.

« Il y a peu de temps, nos forces ont frappé quatre cibles terroristes dans la bande de Gaza. L’attaque est intervenue en réponse à l’attaque balistique menée directement sur une position militaire israélienne à côté du nord de la bande de Gaza. Nous considérons que l’organisation terroriste du Hamas est responsable des événements dans la bande de Gaza, » a ensuite confirmé l’armée.

L’armée a déclaré au Times of Israël que des tanks et des avions avaient été utilisés dans les frappes de réponse.

Un officiel de l’armée a affirmé que les tirs de mortiers en provenance de Gaza semblaient être une riposte à la destruction par Tsahal d’un tunnel d’attaque qui était construit par le groupe terroriste palestinien du Jihad Islamique le mois dernier et dans lequel 12 terroristes ont été tués.

Yisrael Katz, le ministre des Renseignements, a dit qu’Israël continuera avec sa politique de « tolérance zéro » vis-à-vis des tirs provenant de la bande de Gaza.

Les tirs de mortiers « prouvent que la présence [du président de l’AP Mahmoud Abbas] à Gaza [dans le cadre de la réconciliation Fatah-Hamas] n’est rien d’autre qu’une feuille de vigne cachant une réalité de groupes terroristes belliqueux et armés », a dit Katz à la chaîne d’information Hadashot.

« Israël continuera à considérer le Hamas comme étant responsable », a-t-il ajouté.

L’armée israélienne a ensuite confirmé qu’elle avait mené une nouvelle série de frappes aériennes dans la bande de Gaza en réponse à une attaque au mortier lancée par le Jihad islamique, groupe terroriste palestinien, plus tôt dans la journée.

Un porte-parole militaire a alors affirmé que les avions de l’armée de l’air israélienne avaient ciblé deux sites appartenant à l’organisation.

Plus tôt dans la journée, des chars et des avions israéliens avaient déjà frappé deux postes du Jihad islamique et deux postes du Hamas dans la bande de Gaza, également en représailles à l’attaque au mortier.

L’armée israélienne a redit tenir le Hamas pour « responsable » des agissements hostiles provenant du territoire sous son contrôle.

Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu fragile depuis la fin de la guerre de 2014, la troisième dans l’enclave depuis que le mouvement islamiste y a pris le pouvoir en 2007.

La trêve est sporadiquement remise en cause par des tirs de roquettes ou de mortier en provenance de Gaza, couramment attribués à des groupes salafistes.

L’autorité du Hamas est contestée par des petits groupes, dont certains s’inspirent de l’organisation ultra-radicale Etat islamique (EI).

Israël fait systématiquement porter la responsabilité de tels tirs sur le Hamas, et riposte en bombardant des positions de sa branche armée, les Brigades Ezzedine al-Qassam.

Ces échanges de projectiles interviennent alors que le Hamas est censé céder le pouvoir dans la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne, reconnue par Israël et la communauté internationale.

Une passation de pouvoirs prévue d’ici à vendredi a cependant été reportée de dix jours mercredi, et la réussite de cette entreprise est sujette à un scepticisme répandu. Même s’il accepte un transfert de responsabilités politiques, le Hamas a exclu – à maintes reprises – de rendre les armes.

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