Agnès Buzyn, 54 ans, qui participera jeudi à son premier conseil des ministres, est dorénavant en charge du portefeuille des Solidarités et de la Santé dans le premier gouvernement d’Édouard Philippe.

Emmanuel Macron avait annoncé vouloir nommer des spécialistes à la tête des ministères, capables de mener des réformes à leur terme grâce à leur connaissance des dossiers.

La nouvelle ministre de la Santé semble répondre à cette exigence : hématologue, professeure d’université en médecine, elle a été nommé présidente du collège de la Haute autorité de santé (HAS), une autorité chapeautant l’ensemble des établissements de santé.

Son père, Elie Buzyn, chirurgien orthopédique à la clinique St Marcel, aujourd’hui âgé de 88 ans a connu tous les affres de la Seconde Guerre mondiale. Enfermé dans le ghetto de Lodz de 1941 à 1944, il est déporté vers Auschwitz en janvier 1945 à pied, via les « Marches de la mort ». Réfugié dans le yichouv, Elie Buzyn a connu les dernières années de la Palestine mandataire et les premières années de l’Israël naissant, avant de retourner en France dans les années 1950.

Etty Buzyn, la mère de la nouvelle ministre, est une psychologue et une psychanalyste spécialisée dans la petite enfance. Née en France, elle fut cachée dans l’Ain durant la Seconde Guerre mondiale.