WASHINGTON – Après quatre jours de discussions entre l’administration Trump et la délégation américaine, qui ont pris fin jeudi, aucun accord pour la construction dans les implantations n’a été atteint, ce qui préoccupe Donald Trump, comme l’a indiqué son administration jeudi soir.

« La délégation américaine a réaffirmé les inquiétudes du président Trump en ce qui concerne l’activité dans les implantations et la progression vers un accord de paix », selon un compte-rendu conjoint des pourparlers.

« La délégation israélienne a été claire sur l’intention d’Israël à avancer vers l’adoption d’une politique en faveur des implantations qui prendra en compte ces considérations. »

Les deux parties ont affirmé qu’elles poursuivront le dialogue sur la construction dans les zones controversées de Jérusalem Est en Cisjordanie. Ils ont décrit les discussions comme « constructives, sérieuses et toujours d’actualité ».

Trump a publiquement demandé au Premier Ministre Benjamin Netanyahu en février de « faire preuve de retenue dans les implantations ».

Cette série de rencontres s’inscrit dans le cadre de la semaine qu’a passée Jason Greenblatt, envoyé spécial pour les négociations internationales la semaine dernière au Moyen Orient. Il y a rencontré Netanyahu, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans le but de relancer les négociations de paix.

Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : Matty Stern/ambassade américaine de Tel Aviv)

Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : Matty Stern/ambassade américaine de Tel Aviv)

Durant ces négociations, Greenblatt aurait demandé à ce qu’Israël gèle toutes les constructions dans les implantations isolées de Cisjordanie et à mettre un frein aux nouvelles constructions à l’intérieur des blocs d’implantations principaux, mais Netanyahu aurait rejeté cette idée. Un responsable du bureau du Premier ministre a démenti jeudi que de telles propositions ont été faites par Greenblatt.

Les pourparlers qui se sont poursuivis cette semaine opposaient la délégation américaine, menée par Greenblatt et d’autres représentants du Conseil de Sécurité nationale et du Département d’État, notamment Michael Ratney ; et la délégation israélienne dirigée par Yoav Horowitz, chef du cabinet de Netanyahu, et l’ambassadeur israélien aux États-Unis Ron Dermer.

L'implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

D’autres discussions abordaient la façon d’augmenter l’économie palestinienne en Cisjordanie et la reconstruction d’infrastructures vitales dans la bande de Gaza.

« Le cœur de la discussion portait sur des mesures spécifiques qui pourraient avoir un impact significatif sur l’environnement économique de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, pour permettre aux Palestiniens d’exploiter leur potentiel économique », peut-on lire dans le compte-rendu.

« Les Israéliens ont salué l’intérêt que portent les États-Unis à jouer un rôle dans les questions d’eau et d’électricité, qui soient bénéfiques pour les Israéliens et les Palestiniens, et qui permettent aux Palestiniens d’évoluer vers une auto-suffisance dans ces domaines capitaux. »

Les questions de qualité de vie pour les Palestiniens font partie des priorités pour la politique américaine, qui cherche à créer des conditions favorables pour aboutir à un accord de paix.

Les deux parties ont conclu cette deuxième série de négociations en soulignant qu’ils se sont concentrés sur des « mesures concrètes, à court-terme, pour améliorer le climat général afin d’évoluer vers une paix authentique et durable entre Israël et les Palestiniens ».

Aucune date n’a été annoncée pour la reprise des pourparlers entre Israéliens et Américains.