Les ministres israéliens ont exprimé vendredi leur solidarité avec l’Egypte après un attentat meurtrier survenu dans une mosquée du nord du Sinaï qui a fait au moins 235 morts, l’un d’entre eux réclamant la création d’un « front régional » contre le terrorisme.

Ils ont également utilisé l’attentat comme une plate-forme pour attaquer l’Iran.

Sur Twitter, le ministre des Transports et des Renseignements issu du Likud, Yisrael Katz, a présenté ses « condoléances aux familles des douzaines de personnes assassinées dans un attentat terroriste commis dans une mosquée du Sinaï », et a indiqué que l’Etat juif « se tient épaule contre épaule avec l’Egypte et d’autres pays de la région et de la scène internationale dans la guerre contre le terrorisme islamique radical ».

Dans un tweet en hébreu, il a également déclaré que « l’islam radical frappe de manière indiscriminée et assassine également des musulmans. Il est temps de former un front régional contre le terrorisme chiite iranien et le terrorisme sunnite de l’Etat islamique ».

Des Egyptiens marchent autour des cadavres suite à un attentat à l’arme à feu et à la bombe commis dans la mosquée de Rawda, à à peu-près 40 kilomètres à l’ouest de la capitale d’el-Arish, dans le nord du Sinaï, le 24 novembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / STRINGER)

Le ministre de l’Education Naftali Bennett (HaBayit HaYehudi) a lui aussi présenté ses condoléances, disant : « Cet attentat meurtrier est le témoignage du fait qu’un nouvel ordre du monde est créé autour de nous, dans lequel la distinction se fait entre ceux qui soutiennent le terrorisme, comme l’Iran et l’EI, et ceux qui soutiennent l’humanité ».

« C’est le moment d’instaurer une unité internationale dans la guerre contre le terrorisme partout où il se présente : En Russie, en Europe, aux Etats-Unis, en Israël et dans le monde arabe – nous avons tous été touchés par le terrorisme et nous devons nous unir dans notre bataille contre lui. Si le monde éclairé s’unit, alors nous nous imposerons et nous gagnerons ».

Naftali Bennett, président du parti HaBayit HaYehudi, pendant la réunion de son groupe parlementaire à la Knesset, le 24 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Selon les responsables égyptiens, des hommes armés montés à bord de quatre véhicules tout-terrain ont fait exploser la mosquée et ont ouvert le feu sur les fidèles, tuant au moins 235 personnes et en blessant 125.

L’Egypte a combattu des militants dans la région agitée du Sinaï, notamment la branche égyptienne de l’Etat islamique.

Les djihadistes ont attaqué la mosquée al-Rawdah, située dans la ville de Bir al-Abd, à 40 kilomètres de la capitale de la province du nord du Sinaï, el-Arish, ouvrant le feu sur les fidèles réunis à l’intérieur pendant le sermon, ont fait savoir trois policiers.

Ils ont ajouté, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de l’interdiction de transmettre des informations aux journalistes, que des victimes avaient été transférées dans les hôpitaux locaux. Ils ont par ailleurs indiqué que les attaquants avaient bloqué les routes de la zone en faisant exploser des voitures et en laissant les carcasses incendiées au milieu de la route.

C’est l’agence de presse de l’état égyptien qui a annoncé le bilan des victimes, citant des « sources officielles », et qui l’a révisé ensuite à plusieurs occasions suite aux informations initiales transmises par les responsables.