Audrey Azoulay, fille d’André Azoulay conseiller juif du roi du Maroc Mohammed VI et de l’écrivaine Katia Brami, a été nommée au poste de ministre de la Culture et de la Communication lors du remaniement du gouvernement du 11 février dernier de Manuel Valls.

Cette femme de 43 ans est très peu connue du grand public, comme le rapporte Télérama.

Diplômée d’une maitrise de gestion de l’Université de Dauphine et de l’Université de Lancaster, elle est aussi une ancienne étudiante de Sciences Po.

Audrey Azoulay a également été sur les bancs de l’ENA, issue de la promotion Averroès, la même que Fleur Pellerin qu’elle remplace.

Après ses études, la nouvelle ministre commence sa carrière en tant qu’administrateur civil auprès du secrétariat général du gouvernement. Elle devient adjointe puis chef du bureau du secteur audiovisuel public avant d’intégrer en 2003 la Cour des comptes et la Chambre régionale des comptes d’Ile de France comme magistrate, selon Télérama.

En février 2006, elle devient directrice adjointe de l’audiovisuel au Centre national du cinéma. Puis à partir de 2011 elle en sera la directrice générale déléguée, chargée du secteur de l’audiovisuel et du numérique.

En 2014, Audrey Azoulay est nommée conseillère à la culture et à la communication auprès du président François Hollande.

Cette nomination fait d’elle la troisième ministre de la Culture, après Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, du quinquennat de François Hollande qui s’achève en 2017.

Néanmoins, elle ne semble pas faire l’unanimité d’après les nombreux médias français étonnés de cette nomination, comme le rapporte le quotidien Libération dans les propos de Denis Gravouil, secrétaire général de la Fédération nationale CGT des syndicats du spectacle, de l’audiovisuel et de l’action culturelle (FNSAC) qui affirme : « Hollande déjuge Fleur Pellerin en plein milieu du débat au Sénat sur la loi ‘création, architecture, patrimoine’ et juste avant la négociation du régime de l’intermittence ». « C’est montrer, selon lui, le peu de cas que fait le président de ces questions ! Audrey Azoulay était dans la boucle de surveillance du dossier mais pas en première ligne, moins que les conseillers sociaux ou Matignon, » conclut-il.