Les autorités israéliennes étaient lancées mardi dans une chasse à l’homme après que quatre Israéliens ont été blessés dans la nuit par des tirs sur une route du nord de la Cisjordanie.

Un porte-parole militaire a expliqué à l’AFP que l’armée cherchait encore à déterminer si les tirs, qui se sont produits à un carrefour près de la colonie de Chvout Rachel, provenaient d’un autre véhicule ou bien d’un ou plusieurs tireurs embusqués.

Les quatre Israéliens, tous âgés d’une vingtaine d’années, ont été hospitalisés et l’un d’eux est toujours dans un état grave, selon une porte-parole de l’hôpital de Jérusalem où il est pris en charge.

Peu après l’attaque, l’armée a établi des barrages sur les routes du secteur et les recherches se poursuivaient.

« Le fait que jusqu’à maintenant, l’Autorité palestinienne n’ait pas condamné les attaques ne devrait pas seulement nous alerter nous, mais également toute la communauté internationale », a déclaré Benjamin Netanyahu mardi, avant de rencontrer le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni. « Celui qui ne se prononce pas clairement contre le terrorisme ne peut se dire innocent », a ajouté le Premier ministre israélien.

Cette attaque est la dernière en date d’une longue série de violences menées par des assaillants isolés depuis un an en Israël.

Depuis le début du mois de jeûne musulman du Ramadan, une Palestinienne a poignardé lundi une soldate israélienne à un check-point près de Jérusalem.

Vendredi, l’armée israélienne avait abattu un Palestinien après qu’il eut ouvert le feu sur des soldats à un point de contrôle de Cisjordanie.

Le 21 juin, un Palestinien avait blessé un policier israélien à coup de poignard avant de recevoir plusieurs balles, aux portes de la Vieille ville de Jérusalem, où les policiers israéliens sont désormais installés sur des plates-formes dominant la foule pour éviter ces attaques.

Et deux jours avant, un Palestinien avait abattu par balles un randonneur israélien.

La communauté internationale considère comme illégale la colonisation, qu’elle voit comme un obstacle majeur à la recherche de la paix entre Israéliens et Palestiniens.