Né d’un père juif tunisien et d’une mère croate catholique, Wiliam Abitbol, est décédé le 22 décembre à l’âge de 67 ans. Sa mémoire a été saluée du centre de l’arène politique jusqu’à la droite dite souverainiste.

Nicolas Dupont-Aignan se souvient de cet homme qui a tant donné pour « une certaine idée du gaullisme ». Pour François Bayrou l’homme « avait du style, de la culture » il « aimait rire » et n’était « dupe de rien ».

Publiciste de formation, collaborateur de Jacques Chaban-Delmas, plume de Charles Pasqua, député européen puis adhérent du Rassemblement pour la France créé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers, il continua son trajet en électron libre avant d’abandonner la politique. Il l’avait commencé dans les rangs du groupe d’extrême-droite Occident, et ne s’en était jamais caché : « J’aimais bien la bagarre. Les coups de manche de pioche, on en prend et on en donne, ça n’a jamais tué personne » se confiait-il au Monde en 1999.

« Alors qu’aujourd’hui, le terme souverainisme est utilisé à l’envi dans le vocabulaire politique, il faut savoir que c’est principalement William Abitbol qui l’a importé du Québec et adapté à la situation française » rappelle le romancier David Desgouilles.

En 2007, lassé de la politique, il décide d’ouvrir un restaurant, dans lequel il tiendra aussi le rôle de cuisinier, chez Alfred.