C’est dans une lettre publiée par The Guardian et rapportée par Le Figaro, qu’une centaine d’artistes britanniques ont annoncé rejoindre les signataires de la pétition Artists for Palestine UK.

« Comme plus de 600 autres artistes, nous annonçons aujourd’hui que nous ne nous engagerons plus dans des relations culturelles avec Israël comme nous avions l’habitude de le faire. »

Le texte qui est une tribune à charge contre Israël, rend le pays seul responsable de la situation politique dans la région.

« Les Palestiniens n’ont connu aucun répit de la part d’Israël qui attaque perpétuellement leur territoire, leurs moyens de subsistance et leur reconnaissance en tant qu’État », affirment les auteurs.

Tsahal est  également accusé d’entraver le développement culturel dans les Territoires palestiniens. « L’armée [israélienne] vise les institutions culturelles palestiniennes et empêche la libre circulation des travailleurs culturels. »

Le rétablissement des relations culturels entre Israël et les artistes britanniques signataires est, selon les termes des auteurs de la tribune, conditionné au respect par Israël du droit international et à la fin de la « politique colonialiste qui opprime les Palestiniens ».

En octobre dernier, plus de 350 anthropologues du monde entier avait approuvé un boycott d’Israël et de ses institutions académiques.

« En tant que communauté de chercheurs qui étudient les problèmes de pouvoir, d’oppression et d’hégémonie culturelle, nous avons la responsabilité morale de parler et de demander des comptes à Israël et à nos propres gouvernements », indiquait la déclaration, qui approuve un « boycott des universités israéliennes complices de ces violations ».

Parmi les signataires, 13 professeurs de la City University de New York et 13 de l’Université Columbia. 9 cosignataires sont répertoriés comme étant de l’Université Harvard et 8 de l’Université Yale.