Deux obus de mortier tirés de Syrie se sont abattus mardi dans des zones inhabitées côté israélien de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, a indiqué une source de sécurité israélienne.

Il s’agissait de tirs perdus provenant du conflit en cours en Syrie, a dit cette source à l’AFP. Les tirs n’ont pas causé de dégâts ni fait de blessés, mais ont provoqué le déclenchement des sirènes d’alerte côté israélien, dans un contexte de tensions renouvelées de part et d’autre de la ligne de démarcation.

L’armée israélienne a confirmé que de « multiples explosions » avaient été entendues sur les hauteurs du Golan et que les sirènes avaient retenti dans plusieurs localités israéliennes, sans donner davantage de détails.

La partie israélienne du Golan est régulièrement frappée par des projectiles venus du côté syrien, où les combats font rage entre l’armée syrienne d’un côté et de l’autre les rebelles et des djihadistes. Il n’apparaît pas toujours clairement si les tirs sont intentionnels ou non.

Les derniers mois ont cependant vu un regain de tensions dans la zone. L’armée israélienne a éliminé dimanche quatre hommes armés qui, selon une source sécuritaire, tentaient de placer des explosifs près de Majdal Shams, dans la partie israélienne du Golan.

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre, mais la ligne de cessez-le-feu était considérée comme relativement calme avant l’éclatement de la guerre en Syrie il y a quatre ans.