Husam Dofsh, un autre membre du Hamas a été absent de son domicile à Hébron depuis l’enlèvement des trois adolescents israéliens en Cisjordanie le 12 juin, a déclaré au Times of Israel une source palestinienne vendredi.

Des soldats israéliens ont attaqué la maison de la famille de Husam Dofsh à Hébron plusieurs fois depuis que Eyal Yifrach, Naftali Fraenkel et Gil-ad Shaar ont été enlevés et tués, a indiqué la source.

Les soldats ont notifié à la famille que Dofsh était recherché pour être interrogé, mais il n’est jamais rentré à la maison depuis.

Mis à part Dofsh, les autorités israéliennes ont nommé deux membres du Hamas comme étant les principaux suspects dans le crime des trois adolescents israéliens : Amer Abou Eisheh et Marouane Kawasmeh. Ils ont été absents de leur domicile depuis que l’enlèvement et le meurtre se sont produit.

Dofsh a été arrêté par les forces de sécurité israéliennes par le passé et a purgé une peine dans les prisons israéliennes. Sa famille est connue pour être affiliée au Hamas.

Deux des proches de Dofsh ont été impliqués dans la planification et l’exécution de plusieurs attentats terroristes, selon la source palestinienne.

En 2003, l’un des parents de Dofsh, Jihad Dofsh, a été tué dans ce qui a été décrit comme un « accident de travail » dans un laboratoire d’explosifs du Hamas à Hébron. Un des parents de Kawasmeh, Hatem Kawasmeh, a été tué dans le même incident.

Les corps des adolescents israéliens ont été trouvés près de Halhul lundi après-midi. Les forces de sécurité palestiniennes ont aidé l’armée israélienne pour retrouver les coupables.

Au cours des dernières semaines, les enquêteurs israéliens ont découvert que Abou Eisheh et Kawasmeh avaient laissé leurs téléphones mobiles, préparé de la nourriture, et que chacun avait ouvert un compte bancaire au nom de son épouse respective. Les enquêteurs croient également que Kawasmeh et Abou Eisheh n’ont pas agi seuls.

Dans un enregistrement d’un appel téléphonique désespéré fait par l’un des adolescents israéliens, quelques minutes après l’enlèvement, on pouvait entendre les deux ravisseurs applaudir et avertir une autre personne par téléphone de leur acte.

Un des ravisseurs est entendu crier « Trois ! » En arabe. Lui et son complice peut être entendu chanter joyeusement en arabe et s’esclaffer, avant la fin de l’enregistrement.

Des sources militaires ont déclaré que les ravisseurs ont probablement tiré sur les trois adolescents pendant l’appel, après avoir réalisé que les Israéliens avaient essayé d’alerter la police – en vain.

Le mercredi, l’armée israélienne a bouclé une petite zone près de la ville de Cisjordanie de Halhul où sont censés Kawasmeh et Abou Eisheh s’être retranchés, a rapporté la Dixième chaîne.

Abou Eisheh et Kawasmeh ont opéré dans la région de Hébron depuis plusieurs années, et seraient réputés pour être intimement familiers avec les grottes et les tunnels qui parsèment le terrain accidenté entourant Halhul, là où les corps des trois adolescents israéliens ont été retrouvés le 30 juin.