L’ambassadeur d’Israël à l’ONU a exprimé vendredi sa crainte d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité en défaveur de son pays après la conférence de Paris sur le Proche-Orient.

L’ambassadeur de Suède à l’ONU Olog Skoog, qui préside en janvier le Conseil, a cependant indiqué n’avoir pas eu encore connaissance d’un texte.

« Nous assistons à une tentative de promouvoir une initiative de dernière minute avant la prise de fonctions de la nouvelle administration américaine », a affirmé dans un communiqué l’ambassadeur israélien Danny Danon.

« Les partisans des Palestiniens cherchent d’autres mesures anti-israéliennes au Conseil de sécurité », a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité doit se réunir mardi pour discuter du conflit israélo-palestinien, pour la première fois depuis l’adoption d’une résolution déclarant illégales les colonies israéliennes et qui avait provoqué la fureur d’Israël.

Interrogé pour savoir si le Conseil allait discuter d’une nouvelle initiative, M. Skoog a répondu : « Je ne pense pas que ce soit juste ».

« Attendons de voir où nous en serons mardi, le principal événement maintenant est la conférence de Paris dimanche », a-t-il ajouté.

Plus de 70 pays devraient réaffirmer solennellement à cette conférence leur engagement en faveur d’une solution à deux Etats pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, cinq jours avant l’entrée en fonction de Donald Trump, dont les positions sur le sujet inquiètent nombre d’acteurs du dossier.

La conférence de Paris entend relancer un processus de paix moribond depuis avril 2014, sur fond de craintes d’un regain de violences si Donald Trump tient sa promesse de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Dans le plan soutenu par la conférence de Paris, Jérusalem serait la capitale des deux Etats.

Pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « cette conférence est une imposture palestinienne sous les auspices de la France et destinée à prendre encore plus de positions anti-israéliennes ».