Une étude publiée en août et publiée par « the American Journal of Psychiatry » examine les réactions psychologiques qui ont suivi les attaques terroristes de Charlie Hebdo à Paris.

Les attaques terroristes du magazine satirique Charlie Hebdo ont été considérées par beaucoup comme un traumatisme national français.

Cet événement est considéré comme ayant eu un impact sur le monde entier.

Un groupe de chercheurs de l’Université d’Ariel (Israël) et de l’Université de Warwick (Royaume-Uni) ont voulu étudier l’impact psychologique de cet événement sur la population française.

Ils ont également examiné l’impact de ces actes terroristes en fonctions de diverses autres aspects : le concept de « saillance de mortalité », le sentiment de sécurité, et le changement des opinions politiques depuis l’attentat.

L’étude regroupe des indices concernant la santé mentale des participants en observant des éventuels symptômes liés à un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou de détresse psychologique.

L’étude a été menée par un sondage internet sur 1 982 participants représentants la société française.

Les résultats de l’étude révèlent que les personnes qui ont une saillance de mortalité élevée et qui ont changé leur opinion politique ont deux fois plus de risques de développer les symptômes d’un syndrome post-traumatique ainsi que des risques élevés de se trouver en détresse psychologique.

D’autre part, les participants qui ont montré un sentiment de sécurité avaient 60 % de chance de moins de développer de tels symptômes.

Selon le Professeur Menachem Ben-Ezra de l’École de service social de l’Université d’Ariel : « La découverte la plus intéressante était que les personnes ayant changé d’opinion politique indépendamment de leur affiliation politique (droite ou gauche), donnent les mêmes résultats.

Il semble qu’il y ait un rapport entre le changement d’opinion politique suivant les attaques terroristes de Charlie Hebdo et le développement du syndrome TSPT ou des désordres de détresse psychologique »

À cet égard, il semble que cet événement n’a pas seulement eu des répercussions sur la santé mentale mais a aussi brisé les convictions profondes de certains Français.

Le Professeur Ben-Ezra mentionne les similarités entre les attaques terroristes de janvier 2015 en France et les attentats du World Trade Center du 9 septembre 2001 en termes d’impact international.

Ces actes étaient dirigés directement contre les valeurs de la République française et contre les valeurs de toutes les sociétés libres.

Parmi les conséquences directes des attentats américains, les États-unis avaient introduit le « Patriot Act Legislation ».

« Pour assurer la sécurité des Français, le Gouvernement a complété l’arsenal juridique avec la loi du 13 novembre 2014 relative à la lutte contre le terrorisme. Présenté en Conseil des ministres le 19 mars 2015, le projet de loi sur le renseignement a été définitivement adopté par le Parlement le 24 juin. Fruit d’une réflexion approfondie, ce texte permet de renforcer les moyens d’action des services de renseignement tout en protégeant les Français dans le respect des libertés. Le Conseil Constitutionnel, que le président de la République avait lui-même saisi sur ce texte, en a validé l’essentiel le 23 juillet, » peut-on lire sur le site gouvernement.fr.