Mercredi, la Haute cour de justice a pris une décision historique, en obligeant le gouvernement d’Israël à trouver avant le 1er février une « bonne raison » expliquant qu’une femme ne puisse pas lire à voix haute un rouleau de la Torah pendant les services religieux organisés au mur Occidental.

La cour a jugé que non seulement les femmes pouvaient lire la Torah au mur Occidental, mais aussi que le gouvernement ne pouvait plus affirmer que la partie dite de l’Arche de Robinson de la place constitue un « accès au mur Occidental ».

De plus, contrairement à la pratique habituelle de l’administration du lieu par la Fondation du mur Occidental, les femmes ne pourront plus subir de fouilles corporelles pour des recherches d’objets rituels juifs de « contrebande » par les employés de la fondation.

Si le gouvernement ne trouve pas une « bonne raison » pour ne pas autoriser les femmes à lire la Torah, elles n’auront cependant peut-être pas accès aux centaines de rouleaux situés dans la section des hommes de la place du mur Occidental.

« Au moment même où le pouvoir du rabbinat semblait écrasant, le verdict de la cour sur notre demande de lire la Torah dans la section des femmes du mur Occidental reflète à la fois le courage et la sagesse », a déclaré Anat Hoffman, qui dirige l’association militante des Femmes du mur.

« Aujourd’hui, nous nous sommes rapprochés de la mise en place de l’accord du mur Occidental pour l’égalité des genres et la liberté religieuse au mur. Je suis ravie, parce que quand j’ai cherché la justice, et le courage, ils étaient absents, et à présent, la plus haute cour du pays m’a montrée les deux. »