La Wonder Woman de Gal Gadot transmet un message féministe
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La Wonder Woman de Gal Gadot transmet un message féministe

L'actrice israélienne, qui a été instructrice de combat dans l'armée, explique au NY Times qu'elle considère que son personnage ne connaît pas de "frontières de genre"

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Un long reportage paru dans le New York Times au sujet de « Wonder Woman », le film de la Warner Bros. avec Gal Gadot, permet de mettre en exergue une actrice israélienne capable de porter sur ses épaules un long-métrage consacré à une super-héroïne tout en s’efforçant de transmettre des messages d’émancipation et de force aux femmes en général.

Le film, qui devrait être sur les écrans le 2 juin, est consacré à la guerrière amazone Diana Prince, née sur l’île de Themyscira – exclusivement occupée par des femmes – et dont la mission est d’aider à sauver le monde pendant la Première Guerre mondiale, durant laquelle elle devient connue sous le nom de Wonder Woman.

Interrogée sur le fait de savoir si elle a ressenti une pression en étant la première actrice depuis un certain temps à incarner le rôle titre d’un film d’action et une super-héroïne, Gadot s’esclaffe, a fait savoir le Times.

« Si vous le dites comme ça, oui ! », explique-t-elle. « Mais en fin de compte, ça ne peut pas être quelque chose qui me fait avancer. J’ai tenté de me concentrer sur ce qui est important pour moi ; ce qui est au coeur du personnage, et de donner le meilleur résultat de la manière la plus intéressante possible ».

Le fait que Gadot ait été instructrice de combat au sein de l’armée israélienne est souvent mentionné et l’article présente une description écrite du Gadot sur le plateau de tournage :

‘Wonder Woman redresse les épaules, regarde fixement et d’un air sévère la désolation des ravages de la guerre, puis elle commence à courir, tenant son bouclier en l’air contre une pluie de balles sortant des fusils allemands’.

Gadot indique qu’en tant que mère de deux petites filles – elle a donné naissance à la dernière après le film – elle s’est sentie fière d’incarner une super-héroïne et d’offrir un modèle aux spectatrices.

« On a vu tant d’histoires d’hommes, alors plus nous avons de récits féminins et forts, mieux c’est », confie-t-elle au Times.

Gadot — décrite comme « grande et longiligne » – a également repoussé les fans qui ont critiqué sa poitrine disant qu’elle était trop fine par rapport aux illustrations de l’album de bande-dessinée décrivant la voluptueuse Wonder Woman, ceinte dans un bustier. Elle déclare au Times qu’on lui a fréquemment demandé de concilier son costume étriqué et le message du film, qui affirme aux femmes qu’elles doivent être confiantes et fortes.

« Je pense qu’en tant que féministe, on doit être capable de porter ce qu’on veut », a estimé Gadot dans l’article du Times. « De toute façon, il y a eu un malentendu sur le concept. Le féminisme, c’est l’égalité, le choix et la liberté. Et les scénaristes, Patty et moi-mêmes avons tous déterminé que la meilleure manière de montrer cela, c’était de montrer que Diana n’a aucune conscience des rôles sociaux. Elle ne connaît pas de frontière de genre. Pour elle, tout le monde est à égalité ».

Gadot, actrice relativement peu connue, a d’abord interprété Wonder Woman dans le film « Batman v Superman: L’Aube de la Justice, » avant de reprendre le rôle dans le film consacré à l’héroïne qui a été réalisé par Patty Jenkins.

Elle confie au Times qu’elle était alors sur le point de reprendre des études de droit – une carrière qu’elle avait commencé avant de terminer l’armée – après avoir de trop nombreuses fois été sur le point d’être choisie dans les castings, sans être finalement sélectionnée.

C’est son premier rôle de Wonder Woman qui a scellé sa décision de rester dans le milieu du cinéma.

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