Le responsable des points des passage au sein de l’Autorité palestinienne a accusé lundi des membres du Hamas d’avoir tenté un coup de force contre ses hommes au terminal reliant Gaza à Israël, tandis que le mouvement islamiste affirmait que c’était l’Autorité qui l’avait fermé.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Hussein al-Cheikh, le chef de la commission des Affaires civiles, en charge des points de passage, a accusé « un groupe d’hommes du Hamas » d’avoir « attaqué le point 5/5 près du point de passage de Beit Hanoun », dans le nord de la bande de Gaza, avant de « s’en emparer ».

Les forces de sécurité de l’Aurorité palestinienne ont alors fermé le point de passage côté palestinien, car « ces hommes constituaient un danger pour ses employés et pour les citoyens », a-t-il ajouté.

Depuis que le Hamas a pris le pouvoir par la force en 2007, il a installé des hommes à la frontière, toute personne entrant ou sortant de la bande de Gaza doit donc désormais traverser trois contrôles : celui des forces israéliennes, de celles de l’Autorité palestinienne au point dit 5/5 et de celles du Hamas au point dit 4/4.

Le cessez-le-feu conclu fin août à Gaza et la reconstruction qui doit suivre l’offensive meurtrière d’Israël sur l’enclave sous blocus sont conditionnés à une remise du contrôle des points de passage à l’Autorité palestinienne, un point que le Hamas avait accepté dès la signature au printemps de sa réconciliation avec le Fatah du président de l’AP Mahmoud Abbas. Mais depuis lors, le mouvement terroriste rechigne à céder dans les faits le pouvoir au nouveau gouvernement d’union.

De son côté, le porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas à Gaza, a affirmé à l’AFP que « des membres des Affaires civiles avaient bloqué » le point de passage « sans raison légitime ».

Iyad al-Bozoum a toutefois précisé que le terminal était toujours ouvert « dans les deux sens aux étrangers et aux cas humanitaires ». Lundi, a-t-il dit, « 286 personnes ont quitté Gaza et 156 sont entrées ».