Le médecin légiste palestinien, qui a participé à l’autopsie d’un chauffeur de bus palestinien retrouvé pendu dimanche soir, reconnaît les conclusions initiales statuant qu’il s’est suicidé, selon le directeur de l’Institut médico-légal d’Abu Kabir, Dr Chen Kugel.

La police et les responsables de l’Institut ont annoncé lundi que l’examen n’avait détecté aucun signe de tricherie. Dr Kugel explique que, en l’absence de signes de violence au cou ou corps, il est hautement improbable que Youssef Hassan al-Ramoni, 32 ans, ait été assassiné.

« Il est très difficile de pendre une personne consciente contre sa volonté sans laisser de traces (de violence) autres que ceux causés à la nuque par la pendaison elle-même », explique Kugel.

Il ajoute que le médecin légiste palestinien, Dr Saber al-Alul, a participé à l’ensemble du processus. Al-Alul ne répond pas à ses appels, ajoute Kugel dans une interview radio militaire mercredi matin.

« D’un point de vue médical, c’est un cas très facile, et nous analysons des dizaines de cas semblables chaque année », dit Kugel, selon Haaretz. « Ce qui est différent dans ce cas n’est pas un problème médical, mais le fait que quelqu’un ait lancé une accusation, sans fondement factuel, susceptible d’enflammer la région. »

Kugel admet, cependant, qu’il ne pourra émettre de conclusion définitive avant environ deux semaines, après que les échantillons de fluide corporel soient contrôlés pour détecter la présence de substances étrangères, comme des drogues ou du poison.

Les responsables ont présenté les résultats à la famille de Ramoni lundi, selon la radio Kol Israël.

L’institut les a informés que Ramoni n’avait pas été assassiné et qu’aucune traces de violence n’avait été trouvée sur son corps.

La famille de Ramoni a rejeté les conclusions de l’autopsie, et maintenu que le rapport indiquait qu’il y avait des ecchymoses sur son corps.

Les accusations disant que Ramoni a été assassiné par des extrémistes juifs se sont largement répandues dans la société palestinienne, et ont été relayées dans les médias palestiniens, provoquant des émeutes et des attaques.

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch ont relié l’attaque terroriste à la synagogue Har Nof de Jérusalem, dans laquelle cinq Israéliens ont été brutalement assassinés, à une incitation causée par la mort de Ramouni.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.