La police israélienne a ouvert une enquête sur des menaces publiées sur les réseaux sociaux contre le président Reuven Rivlin qui a condamné le « terrorisme juif » après un incendie criminel ayant tué un bébé palestinien, a annoncé lundi son porte-parole.

Le jour même de l’attaque anti-palestinienne vendredi, M. Rivlin a publié sur sa page Facebook un texte, en arabe et en hébreu, intitulé « plus que de la honte, je ressens de la douleur ».

« La douleur du meurtre d’un petit bébé, la douleur de voir mon peuple choisir le chemin du terrorisme et perdre son humanité », écrit-il, alors que les parents et le frère du bébé Ali Dawabcheh, 18 mois, grièvement blessés sont toujours entre la vie et la mort.

« Malheureusement, il semblerait que nous ayons jusqu’ici traité le phénomène du terrorisme juif avec légèreté », ajoute le président, en appelant à prendre des mesures concrètes contre les auteurs de tels actes.

Dans le flot de plus de 2 000 commentaires, certains saluent cette prise de position, tandis que d’autres dénoncent « un traître ».

« Sale traître. Ta fin sera pire que celle d’Ariel Sharon », l’ancien Premier ministre israélien mort après avoir passé huit années dans le coma, menace un commentaire. « En Russie, on t’aurait retrouvé découpé en morceaux dans une boîte à chaussures », écrit un autre internaute.

La police a indiqué avoir ouvert une enquête après avoir reçu des éléments du service de sécurité de la présidence.

En 1995, le Premier ministre Yitzhak Rabin a été assassiné lors d’un rassemblement pour la paix à Tel-Aviv par un activiste d’extrême droite, après une campagne virulente menée par la droite contre les accords d’Oslo signés avec les Palestiniens deux ans auparavant.