Nul besoin d’être inspecteur des pompiers pour comprendre que la vague d’incendies qui a éclaté dans le pays tout entier n’est ni une coïncidence, ni le résultat des conditions météorologiques.

Le premier, voire le deuxième et le troisième incendie qui ont démarré mardi semblent être dus à de la négligence. Une cigarette nonchalamment jetée, ou un feu de camp pas complètement éteint, puis attisé par les vents peut causer des dégâts considérables.

Mais dès mercredi, et précisément jeudi, il est devenu évident que quelque chose de plus sinistre se trame. Des feux sont délibérément allumés. Et c’est la conclusion ferme des enquêteurs professionnels, qui ne sont pas du genre à se précipiter vers les médias avec des proclamations dramatiques et infondées.

Certains politiciens arabes israéliens ont appelé leur communautés à agir de façon responsable, et à faire ce qu’il faut pour arrêter les feux. D’autres s’en sont remis leurs dénonciations systématiques d’une population israélienne ostensiblement raciste, des incitateurs de droite, qui, soutiennent-ils, entretiennent l’hostilité à l’égard de la population arabe en les accusant à tort d’être des incendiaires.

Ces politiciens auront un peu d’introspection à faire quand les flammes seront éteintes. On ne peut pas s’échapper des faits. C’est une vague d’incendies sans précédent dans l’État souverain, apparemment déclenché pour des motifs nationalistes, mais pas par des Palestiniens de Cisjordanie.

La situation géographique des feux à l’intérieur des frontières israéliennes dévoile une nouvelle réalité triste et bien laide.

La vague d’incendies, le « terrorisme des feux » est attisé par une incitation vicieuse sur les réseaux sociaux arabes, surenchérie par des appels à brûler les sionistes et les juifs.

Ce type d’appels est occasionnellement ponctué de commentaire s’opposant aux attaques incendiaires, mais la plupart des publications sont pleines de haine, d’antisémitisme et de dégoût pour l’État d’Israël et pour les juifs.

Cette incitation antisémite est la pire qui puisse exister.

Et dans un sens, elle intensifie le sentiment qui habite la population israélienne qu’il s’agit ici d’une action organisée par les nationalistes arabes contre l’État d’Israël. Pourtant, les déclarations des commentateurs israéliens qui affirment que nous faisons face à un nouveau type d’intifada sont un peu prématurées.

À l’heure ou j’écris, l’ampleur de ces attentats n’est pas encore déterminée. Nous ne savons pas encore combien de feux ont été causés par des incendies volontaires.

En revanche, c’est assez ironique que le discours israélien qui évoque une intifada soit arrivé aux oreilles du Hamas, qui l’utilise pour encourager ses partisans et inciter les jeunes arabes à allumer des feux.

Depuis jeudi matin, le Hamas a fait largement usage des déclarations des politiques de droite, d’analystes et d’autres qui ont utilisé le terme intifada pour tenter de convaincre les jeunes Palestiniens qu’un nouveau soulèvement se déroulait sous leurs yeux.

Le « terrorisme des incendies » aurait apparemment commencé par quelques individus, qui sont entrés en action quand les premières flammes sont apparues suite à de la négligence et aux conditions météorologiques, et l’incendie a été attisé à partir de là.