Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a expliqué mercredi qu’Israël a procédé à des changements au sein de son appareil de partage de renseignement après que le président Donald Trump a divulgué des informations secrètes à des responsables russes.

Liberman a aussi souligné la relation étroite entre les deux pays sur les questions sécuritaires.

« Je peux confirmer que nous avons procédé à une réparation ponctuelle et qu’il y a une coopération en termes de renseignements sans précédent avec les Etats-Unis », a expliqué Liberman dans un entretien accordé à la radio militaire.

« Ce que nous avions à clarifier avec nos amis aux Etats-Unis, nous l’avons clarifié. Nous avons effectué nos vérifications », a-t-il ajouté.

Liberman a toutefois affirmé qu’il ne débattrait pas en public de certains aspects de la réponse apportée à l’apparente fuite de renseignement par Trump.

« Tout ne doit pas être discuté dans les médias. Certains éléments doivent être abordés à huis-clos », a-t-il poursuivi.

Alors qu’il rencontrait le ministre des Affaires étrangères et l’ambassadeur russes à Washington dans le Bureau ovale, le 10 mai, Trump avait partagé une information secrète concernant une menace de l’état islamique impliquant des ordinateurs portables transportés dans des avions, selon un haut-responsable américain.

ABC News avait fait savoir que l’information était spécifiquement venue d’un espion infiltré au sein du groupe terroriste et travaillant pour Israël et que cette fuite de la part de Trump avait mis en péril la vie de l’individu.

Lundi, Trump a indiqué qu’il n’avait pas mentionné Israël lors de sa rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov dans un commentaire improvisé que de nombreuses personnes ont considéré comme apportant la confirmation que la source était bien israélienne.

« Simplement pour que vous compreniez : Je n’ai jamais mentionné le mot ou le nom d’Israël, je ne l’ai jamais mentionné, dans cette conversation », avait dit Trump à la fin d’une conférence de presse conjointe aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem. « Tout le monde dit que je l’ai fait, et c’est un récit qui est faux. Je n’ai jamais mentionné le mot Israël ».

Mais personne n’a toutefois prétendu qu’Israël était à la source de ce renseignement, seulement que le président américain avait transmis l’information.

L’information de la fuite avait fait trembler la communauté israélienne des renseignements, certains anciens chefs du Mossad critiquant Trump et appelant les Etats-Unis à être « punis » pour cette gaffe.