Les États-Unis soupçonnent que l’Iran tente de fournir aux rebelles houthis du Yémen des missiles sol-air. Un destroyer américain a récemment accosté en mer Rouge un navire battant pavillon panaméen qui acheminait, pensaient les Américains, de telles armes pour la guerre en cours au Yémen.

Selon un article publié dans le Wall Street Journal, cette fouille s’est avérée infructueuse, mais des responsables américains ont déclaré qu’elle faisait partie d’une campagne pour empêcher l’Iran, un bailleur de fonds des Houthis chiites du Yémen, de fournir de telles armes qui pourraient constituer un défi pour les frappes aériennes dirigées par l’Arabie Saoudite.

Selon un haut responsable militaire cité dans le journal, les États-Unis savent que l’Iran essaie de fournir ces armes et a renforcé la surveillance dans la région pour surveiller l’Iran et les Houthis soutenus par l’Iran.

« Nous surveillons », a déclaré un haut responsable américain de la défense. « Nous savons qu’ils essaient de le faire. »

Des semaines de frappes aériennes ont endommagé les pistes d’atterissage du pays, selon des responsables américains, ce qui rend plus difficile pour les rebelles l’acquisition d’armes par voie aérienne.

« Ils n’ont pas un parcours facile dans les airs. Ils n’ont pas un parcours facile dans sur la mer », a déclaré au Wall Street Journal un responsable militaire américain. « Nous surveillons de près tout ce qu’ils font – depuis le chargement jusqu’à la livraison potentielle. »

Selon l’article, la campagne dirigée par les Saoudiens semblait avoir une incidence sur le soutien iranien aux Houthis et les États-Unis estiment que l’intérêt de l’Iran à obtenir un accord final avec les 5+1 puissances mondiales sur son programme nucléaire pourrait le dissuader d’aider les rebelles.

« Le niveau d’engagement iranien à ce stade est d’une telle ampleur, qu’ils prendraient un grand risque en s’exposant plus qu’ils ne le sont déjà », a déclaré un autre responsable américain.

« S’ils peuvent le faire, et que cela ne va pas leur coûter beaucoup, je pense qu’ils vont le faire. Mais les Houthis ne sont pas des alliés pour qui ils sont prêts à aller très loin. »