Le syndicat étudiant de l’University College London (UCL), la plus grande institution d’enseignement supérieur de la capitale britannique, a voté pour adopter officiellement une motion défendant le Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

La motion a été adoptée à 14 voix contre 4 lors d’un vote des cadres du syndicat. Une proposition de la motion pour que la question soit débattue à l’Assemblée générale du syndicat des étudiants a été rejetée, tout comme un autre appel pour changer le vocabulaire et supprimer le mot « boycott ».

Le vote a été proposé par les représentants de l’UCL Friends of Palestine society qui se sont réjouis de l’adoption de la motion sur Twitter.

Le Centre Pinsker pour l’éducation sioniste, un groupe pro-israélien travaillant avec des étudiants dans les universités britanniques, a publié une déclaration rejetant la motion.

« L’adoption du syndicat de l’UCL d’un boycott universitaire et culturel de l’Etat d’Israël est une gifle pour tous ceux qui croient aux principes qui sont au cœur de l’University College London : la tolérance libérale et la liberté d’expression », a dénoncé la déclaration.

« C’est le dernier exemple d’une extrême minorité qui, cyniquement, manipule les aspects corrompus de la démocratie étudiante afin d’adopter des politiques qui ne représentent pas l’opinion majoritaire des étudiants. Aussi récemment que lundi soir lors d’un débat à l’UCL, les étudiants ont voté pour condamner le mouvement BDS ».

Le groupe a déclaré qu’il allait travailler avec l’UCL Friends of Israel society pour contester juridiquement la décision.