Moscou va examiner un projet de loi pour pénaliser la négation du génocide arménien
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Moscou va examiner un projet de loi pour pénaliser la négation du génocide arménien

L'initiative s'inscrit dans un contexte de vives tensions entre Moscou et Ankara après le crash d'un avion de guerre russe, abattu par l'armée turque

De gauche à droite : Le président français François Hollande, le président chypriote Nicos Anastasiades, le président russe Vladimir Poutine et chef de l'Eglise apostolique arménienne,  Catholicos Garegin II quittant le Mémorial de Tsitsernakaberd à Erevan 24 avril 2015 après avoir assisté à une cérémonie de commémoration pour le 100e anniversaire du génocide arménien  (AFP PHOTO / KAREN MINASYAN)
De gauche à droite : Le président français François Hollande, le président chypriote Nicos Anastasiades, le président russe Vladimir Poutine et chef de l'Eglise apostolique arménienne, Catholicos Garegin II quittant le Mémorial de Tsitsernakaberd à Erevan 24 avril 2015 après avoir assisté à une cérémonie de commémoration pour le 100e anniversaire du génocide arménien (AFP PHOTO / KAREN MINASYAN)

Le Parlement russe va examiner un projet de loi condamnant à jusqu’à cinq ans de prison la négation du génocide arménien.

« Nous venons de présenter un projet de loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien par la Turquie en 1915 », a écrit sur son compte Twitter Sergueï Mironov, le dirigeant du parti pro-Kremlin Russie Juste et l’un des rapporteurs du projet de loi.

Selon le texte du projet de loi, la négation publique du génocide arménien sera passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 300 000 roubles (environ 4 300 euros) d’amende ou trois ans de prison.

La peine est portée à cinq ans pour les représentants de l’État et les médias.

Ce projet de loi intervient alors que les relations entre Moscou et Ankara sont au plus bas après le crash mardi d’un Su-24 russe et la mort de son pilote, abattu par l’aviation turque près de la frontière syrienne. Les deux pays se rejettent la responsabilité de cet acte.

La Turquie nie que l’Empire ottoman ait organisé le massacre systématique de sa population arménienne entre 1915 et 1917 et récuse le terme de « génocide » utilisé par l’Arménie mais aussi par de nombreux historiens et une vingtaine de pays dont la France, l’Italie et la Russie.

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