Le ministre de l’Agriculture Yair Shamir, de Yisrael Beytenu, ne fera pas campagne aux prochaines élections législatives, a-t-il annoncé samedi.

Shamir, n°2 du parti et fils de l’ancien Premier ministre Itzhak Shamir, est le dernier dirigeant de Yisrael Beytenu à démissionner suite à un important scandale de corruption impliquant des responsables du parti, qui a éclaté le mois dernier.

Shamir rejoint la vice-ministre de l’Intérieur Faina Kirshenbaum, une importante suspecte dans l’affaire, le ministre du Tourisme, Uzi Landau, le ministre de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch et le président de la commission parlementaire de la constitution des lois et de la justice David Rotem, qui ont tous annoncé qu’ils ne se présenteraient pas aux élections du 17 mars.

Shamir, cependant, a affirmé qu’il se retirait en raison de la nouvelle plate-forme de politique étrangère du président du parti, Avigdor Liberman en amont des élections, qui prévoit un échange de terres et de population avec les Palestiniens dans un futur accord de paix.

« J’ai du mal à l’identifier avec le changement de plate-forme de la politique étrangère du parti, » dit Shamir dans un communiqué, selon le site Ynet samedi, « et donc j’ai décidé de ne pas me présenter dans le cadre du parti. »

« Je suis reconnaissant pour l’honneur qui m’a été donné ces deux dernières années de participer à la prise de décisions complexes sur les questions sécuritaires, de politique étrangère et sociales, » dit-il.

Les derniers sondages préélectoraux montrent une chute dans le soutien du public pour le parti Yisrael Beytenu, qui devrait recueillir entre cinq et sept sièges aux élections du 17 mars. Il détient actuellement 13 sièges à la Knesset.

Jeudi, Liberman a rejoint le camp de ceux avertissant qu’une annexion israélienne de la Cisjordanie conduirait à un Etat d’apartheid.

« Ce que [Naftali] Bennett et son parti HaBayit HaYehudi proposent est un Etat bi-ational classique, » a déclaré Liberman au sujet de ses rivaux nationalistes-orthodoxes lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv, et il ne l’entendait pas comme un compliment.

« Ils doivent décider s’ils parlent d’un Etat binational entre le Jourdain et la Méditerranée comme le président [Reuven Rivlin], ou s’ils parlent d’un Etat d’apartheid », a scandé le ministre des Affaires étrangères.