Tel Aviv, la ville israélienne qui ne dort jamais, cherche à attirer un plus grand nombre d’entreprises internationales désireuses d’établir des centres de recherche et développement au sein de cette métropole côtière.

La ville a d’ores et déjà doublé le nombre de centres de recherches et développement dans son parc au cours des cinq dernières années, alors que des entreprises comme Visa, Renault, Bosch et Google y ont établi leurs structures de recherche et développement.

Maintenant, l’unité de développement économique international de la municipalité – Tel Aviv Global – a mis en place un plan pour attirer encore davantage de « grands noms » dans la ville l’année prochaine, avec une nouvelle politique qui offrira des exemptions fiscales sur les impôts municipaux ainsi que ce que la ville a qualifié de mesures « tapis rouge » pour aider leurs entrepreneurs à installer leur activité internationale à Tel Aviv.

« Nous comprenons que pour que notre secteur high-tech puisse croître, il doit ouvrir le marché aux talents étrangers », a commenté said Eytan Schwartz, directeur de Tel Aviv Global.

« Tel Aviv Global travaille aux côtés de partenaires gouvernementaux pour poursuivre le processus visant à attirer des centres internationaux de recherche et de développement, à ouvrir des accélérateurs internationaux, à encourager les entrepreneurs étrangers pour qu’ils travaillent dans la ville et à promouvoir l’activité des entreprises mondiales, avec l’accent mis sur les entreprises chinoises ».

Déjà aujourd’hui, environ 73 centres de recherche et développement internationaux offrent 6 200 emplois locaux et introduisent de nouveaux capitaux et de nouvelles connaissances au sein de l’écosystème technologique de la ville, montre un rapport établi par Tel Aviv Global et le centre de recherche IVC, qui suit l’industrie des hautes-technologies. Cela représente un cinquième de tous les centres de recherche et développement en Israël.

De plus, Tel Aviv accueille environ 2 000 entreprises high-tech, ce qui constitue environ un quart de toutes les sociétés qui travaillent dans ce secteur en Israël. Un emploi sur dix, dans la ville, est lié au secteur high-tech, révèle le rapport.

Le taux de croissance du nombre de compagnies high-tech à Tel Aviv-Yafo — comme est appelée officiellement la ville – est le plus élevé en Israël et il est particulièrement important en termes d’emplois. Le nombre de travailleurs dans les start-ups de Tel Aviv-Yafo est multiplié par deux par rapport au reste d’Israël (66 % et 36 % respectivement).

En 2016, Tel Aviv-Yafo accueillait presque la moitié de toutes les entreprises israéliennes de haute-technologie ainsi que 40 % de tous les centres de recherches internationaux, que ce soit dans la ville ou dans sa banlieue (appelée le grand Tel Aviv), montrent les données.

La municipalité de Tel-Aviv-Yafo a déjà mis en oeuvre une stratégie pour attirer les firmes technologiques israéliennes dans son parc.

Elle a réduit le niveau des impôts payés par les start-ups qui viennent de se lancer, elle a ouvert un certain nombre d’espaces de coworking en direction des entrepreneurs; elle a commencé à pratiquer une politique de données ouverte et elle autorise des projets technologiques pilotes dans l’espace public par le biais d’une commission municipale des start-ups.

De plus, la ville offre un wifi gratuit et soutient les conférences et les événements associés aux technologies, a déclaré la municipalité dans un communiqué.

Le centre municipal d’innovation et d’entrepreneuriat – ou « Plateforme » – est l’un des quelques lieux en Israël où les employés technologiques du monde entier peuvent obtenir un visa de travail de 24 mois, a ajouté le communiqué.