La diplomatie américaine a condamné mercredi le tir d’une roquette de la bande de Gaza contre Israël, tout en défendant une nouvelle fois sa décision de travailler avec le gouvernement d’union palestinien soutenu par le Hamas.

L’engin s’était abattu mercredi matin dans le sud d’Israël sans faire ni victime ni dégât, selon la police israélienne. Le tir n’a pas été revendiqué, mais Israël y a répliqué par un raid aérien sur le nord de Gaza qui a provoqué la mort d’un Palestinien et en a blessé deux autres.

« Nous condamnons tous les tirs de roquettes depuis Gaza. C’est une agression directe contre des civils, c’est totalement inacceptable », a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki.

Elle a salué la « condamnation rapide et franche de cette attaque par le président Abbas ».

« Nous comptons sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle fasse tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher des attaques depuis Gaza vers Israël, mais nous admettons un état de fait : le Hamas contrôle Gaza », a poursuivi Mme Psaki.

Et la porte-parole a tenu à faire le distinguo entre ce tir de roquette et la décision de Washington de « travailler avec le gouvernement provisoire technocratique » palestinien, soutenu par le Hamas.

Interrogée sur l’éventualité d’autres tirs de roquette, Mme Psaki a expliqué que Washington « continuait de fournir une assistance » à ce gouvernement provisoire palestinien et que « si quelque chose devait changer, nous agirons en conséquence ».

« Il n’y a pas de membres du Hamas dans ce gouvernement technocratique. C’est l’un de nos critères pour poursuivre notre assistance », a rappelé la porte-parole, dont le gouvernement considère le Hamas comme une organisation « terroriste ».

« Nous avons décidé que notre assistance à l’Autorité palestinienne était importante pour les Etats-Unis », a-t-elle martelé.

Le secrétaire d’Etat John Kerry avait défendu la semaine dernière la décision de Washington de travailler avec le gouvernement palestinien, vivement critiquée par Israël, faisant valoir qu’aucun de ses membres ne faisait partie du Hamas.