Le militant chilien-palestinien du BDS s’est vu refusé l’entrée en Cisjordanie lundi, des semaines après que la Knesset a adopté une loi visant à refouler les ressortissants étrangers qui appellent à boycotter Israël.

Anwar Makhlouf, le chef de la Fédération palestinienne au Chili, s’est vu refusé l’entrée en Cisjordanie depuis la Jordanie au point de passage frontalier d’Allenby, selon une déclaration, lundi, du ministère de la Sécurité publique, en raison de ses efforts présumés destinés à promouvoir un boycott d’Israël.

La déclaration a statué que Makhlouf est une figure importante du mouvement BDS au Chili, et a spécifiquement souligné ses efforts qui cherchent à saboter les relations commerciales et économiques entre Jérusalem et Santiago.

« Le temps où les militants étrangers du boycott qui souhaitent nuire à Israël opéraient librement ici est terminé », a déclaré le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan après l’interdiction d’entrée de Makhlouf. « Nous ne permettrons pas aux ennemis de l’Etat d’entrer en Israël ».

Le mois dernier, la Knesset a adopté une loi empêchant les ressortissants étrangers qui ont réclamé publiquement un boycott de l’État juif, ou travaillent au nom d’une organisation qui préconise ces mesures, d’entrer en Israël.

La législation a été adoptée par les législateurs de droite et la coalition centriste et a passé sa troisième et dernière lecture avec 46 voix ‘pour’ et 28 votes ‘contre’.

La loi s’étend également aux partisans des boycotts des produits dans les implantations en Cisjordanie, reposant sur une définition juridique du boycott d’Israël dans une loi de 2011 qui comprend toutes les « zones sous son contrôle ».

Cela ne s’appliquerait pas aux ressortissants étrangers qui ont un permis de séjour et donnent aux gouvernements une marge de manœuvre pour faire des exceptions. En vertu des lois existantes, le ministre de l’Intérieur avait déjà le droit d’interdire à des personnes d’entrer en Israël.

Une semaine après l’adoption de la loi, Israël avait interdit l’entrée à l’activiste pro-palestinien Hugh Lanning. Le ministère de la Sécurité publique avait alors déclaré que Lanning était mêlé à des groupes de délégitimation opérant contre Israël au Royaume-Uni, et avait précédemment rencontré des personnalités du Hamas à Gaza.

Les critiques de la loi ont déclaré que cette politique muselait les reproches légitimes faits sur la politique israélienne.

Un certain nombre de groupes juifs aux États-Unis et au Royaume-Uni ont également critiqué la loi.