Parmi des critiques sur son supposé manque de crédibilité en politique étrangère, le candidat démocrate à la présidentielle Bernie Sanders a appelé la semaine dernière plusieurs experts pour l’aider à renforcer cet aspect de sa campagne.

Mais l’un des experts qu’il a fait venir est férocement anti-Israël, et a dans le passé suggéré qu’Israël a pu gazer les rebelles syriens, un acte largement attribué au régime d’Assad.

En mars 2013, après que des agences de renseignements occidentales ont annoncé que le président syrien Bashar el-Assad a utilisé des armes chimiques contre son peuple, Lawrence Wilkerson avait déclaré à Current TV que « cela a pu être une opération sous faux drapeau israélienne, cela a pu être l’opposition en Syrie… ou cela a pu être effectivement une utilisation par Bashar el-Assad. »

Wilkerson a été le directeur de cabinet de l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell. Critique sévère de l’invasion de l’Irak en 2003 par l’ancien président George W. Bush, Politico l’a cité déclarant qu’il avait donné ses conseils à Sanders.

« Dernièrement, il m’a été demandé par un certain nombre de personnes ou de groupes de les conseiller sur la sécurité nationale ou la politique étrangère. La campagne Sanders a été l’un d’eux et j’ai parlé directement avec le Sénateur à une occasion, pour l’instant », a déclaré Wilkerson.

Initialement un champion de la campagne accusant l’Iran de dissimuler un programme secret de production d’armes de destruction massive, Wilkerson s’est ensuite retourné contre la guerre en Irak qu’il a décrite comme un « canular ».

Il a déclaré que l’ancien vice-président de Bush, Dick Cheney, devrait être « en prison pour crimes de guerre » et a accusé certains Républicains, y compris un héros de guerre décoré, le Sénateur John McCain, d’être « à la limite d’être des traitres » pour leur opposition à l’accord nucléaire du président Barack Obama avec l’Iran.

Lawrence Korb, qui était conseiller d’Obama pendant sa campagne de 2008, a également été contacté par Sanders.

La rivale de Sanders pour la nomination, Hillary Clinton, qui a été la secrétaire d’Etat d’Obama pendant son premier mandat, est considérée comme beaucoup plus compétente en politique étrangère et a une relation de travail avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.