Le voyage en Israël sera « un voyage strictement religieux », a insisté mercredi le pape François, qui a dit vouloir y « prier pour la paix, à trois jours de son départ pour cette courte visite en trois étapes, Amman, Bethléem, Jérusalem.

« Ce sera un voyage strictement religieux, d’abord pour une rencontre avec (le patriarche oecuménique de Constantinople) Bartholomée: Pierre et André se rencontreront une nouvelle fois, et cela, c’est très beau »! », s’est-il exclamé à la fin de l’audience générale sur le place Saint-Pierre, en référence aux deux apôtres de Jésus, représentant l’Eglise d’Occident et l’Eglise d’Orient.

« Le deuxième motif du voyage est de prier pour la paix dans cette terre qui souffre tant », a-t-il ajouté, demandant aux fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre de prier pour ce voyage.

L’absence de solution politique entre Palestiniens et Israéliens, la terrible guerre en Syrie, ses millions de réfugiés dans les pays voisins, la fragilisation du Liban, la montée de l’islamisme faisant fuir les chrétiens, les tensions et violences en Irak et en Egypte, forment le cadre difficile de la visite de Jorge Bergoglio.

François a choisi le cinquantième anniversaire de la rencontre historique du pape Paul VI et du patriarche oecuménique de Constantinople Athénagoras, à Jérusalem, pour relancer l’élan oecuménique, alors que les Eglises orthodoxes et catholiques d’Orient sont très divisées entre elles.

Sous la devise « qu’ils soient un », le logo du voyage représente Saint Pierre, chef de l’Église de Rome, et Saint André, chef de l’Église de Constantinople, sur une barque, à la voile tenue par une seule croix.