Plusieurs éléments favoriseraient aujourd’hui la candidature d’Audrey Azoulay, ministre de la Culture de François Hollande, à la présidence de l’organisation de l’ONU dédiée à la culture et à l’éducation, selon une analyse du JDD.

A ce jour, huit candidats briguent la tête de l’Unesco, pour un mandat de cinq ans. Parmi les favoris figurent deux candidats de pays arabes, dont le Qatar et l’Egypte, qui sur fonds de crise entre les pays du Golfe pourraient être affaiblis, d’autant qu’ils ne comptent pas parmi les modèles du genre en termes de respect des droits de l’homme.

Selon une source du Quai d’Orsay, citée par le JDD, la candidature d’Audrey Azoulay, « reste très compétitive » d’autant qu’elle serait « très soutenue par le ministre » des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

En mars dernier l’annonce de la candidature d’Azoulay avait créé un certain émoi chez les autres pays en lice. « C’est une candidature de dernière minute qui a été imposée par l’Élysée », expliquait en mars dernier au Figaro un diplomate d’un pays européen à Paris qui souhaite garder l’anonymat.

Le siège de l'Unesco à Paris. (Crédit : Wikimedia Commons/Albertus teolog/domaine public)

Le siège de l’Unesco à Paris. (Crédit : Wikimedia Commons/Albertus teolog/domaine public)

« Les pays arabes veulent ce poste, souligne la source du quotidien français. Cette candidature va créer une tempête à l’Unesco. Ils vont l’interpréter comme une invraisemblable provocation », rapportait le Figaro.

« Et ce, alors même que beaucoup de mises en garde ont été faites contre une telle candidature qui va soulever des passions à l’Unesco », ajoutait-il.

Est-ce la judaïté d’Audrey Azoulay, fille du conseiller du roi du Maroc, qui « suscite des réserves » de la part de certains pays arabes, dont quatre (Egypte, Qatar, Irak, Liban) ont également posé une candidature pour diriger cette institution internationale, où les conflits autour de la question de Jérusalem qui font rage régulièrement ?