WASHINGTON – La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé à l’unanimité un projet de loi qui obligerait le Département d’État à ajouter plus de détails dans ses rapoorts sur l’antisémitisme en Europe.

La loi sur la lutte contre l’antisémitisme européen de 2017 adoptée mercredi exige que le Département d’Etat fasse rapport au Congrès sur les problèmes sécuritaires que connaissent les communautés juives européennes et les forces de police où ils vivent et sur les efforts mis en place en Europe pour éduquer contre l’antisémitisme.

Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par le Sénat et ensuite signé par le président, encourage également les pays européens à adopter une définition unique de l’antisémitisme.

Le Département d’Etat est actuellement obligé de faire un rapport au Congrès sur le niveau de menaces qui pèsent contre les Juifs dans les pays européens.

La représentante américaine Ileana Ros-Lehtinen (parti républicain ; Floride). (Crédit : autorisation)

La représentante américaine Ileana Ros-Lehtinen (parti républicain ; Floride). (Crédit : autorisation)

« Ce projet de loi exigerait que le gouvernement des États-Unis – et encouragerait nos partenaires mondiaux – à continuer à examiner l’antisémitisme en Europe, à fournir une évaluation approfondie des tendances et à décrire ce que font les États-Unis et nos partenaires pour parvenir à relever le défi », a expliqué une déclaration du groupe de travail bipartite pour la lutte contre l’antisémitisme.

Les co-présidentes du groupe de travail sont les représentantes Ileana Ros-Lehtinen, R-Fla., qui est également la présidente de la sous-commission sur le Moyen-Orient de la chambre des Représentants, et Nita Lowey, DN.Y., qui est également la candidate démocrate à la commission des Crédits de la Chambre des Représentants.

Nita Lowey (NY), principale démocrate de la Chambre des représentants américaine. (Crédit : capture d'écran YouTube/nitalowey)

Nita Lowey (NY), principale démocrate de la Chambre des représentants américaine. (Crédit : capture d’écran YouTube/nitalowey)

La direction du Congrès a soutenu le projet de loi. Le représentant Ed Royce, R-Calif., président de la commission des Affaires étrangères de la chambre des Représentants, a salué le projet de loi car il encourage l’adoption d’une définition uniforme de l’antisémitisme.

Le représentant Ed Royce (R-Californie) participant à une audience de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants à Washington, Etats-Unis, le 4 novembre 2015 (Crédit : Mark Wilson / Getty Images via JTA)

Le représentant Ed Royce (R-Californie) participant à une audience de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants à Washington, Etats-Unis, le 4 novembre 2015 (Crédit : Mark Wilson / Getty Images via JTA)

« En l’absence d’une définition claire de l’antisémitisme, les auteurs d’attaques violentes ont parfois reçu une passe-droit pour leurs actions en raison de la défense fragile de la protestation politique », a déclaré Royce dans ses remarques au Parlement avant le vote.

« L’adoption en Europe d’une définition unique de l’antisémitisme constituerait une base importante pour les responsables des forces de l’ordre, ce qui leur permettrait de mieux appliquer les lois et d’élaborer des stratégies pour améliorer la sécurité de la communauté juive ».