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Abbas attendu en Turquie pour rencontrer Erdogan et discuter de la guerre Israël/Hamas

La réconciliation entre le Fatah, parti du chef de l'AP et le groupe terroriste palestinien du Hamas est aussi à l'ordre du jour, selon le ministre des Affaires étrangères turc

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à Ramallah le 5 février 2024. (Crédit : Nasser Nasser/POOL/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à Ramallah le 5 février 2024. (Crédit : Nasser Nasser/POOL/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas se rendra mardi en Turquie à l’invitation du président Recep Tayyip Erdogan, a annoncé dimanche le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan.

« Le président Erdogan a invité M. Abbas en Turquie pour discuter de la situation en Palestine et de la guerre en cours et pour être informé des pourparlers inter-palestiniens » avec le groupe terroriste palestinien du Hamas et les autres factions palestiniennes, a indiqué le ministre des Affaires étrangères en clôture du Forum diplomatique d’Antalya.

Des représentants du Hamas, du Qatar et des États-Unis étaient au Caire pour dimanche « entamer un nouveau cycle de négociations » en vue d’une trêve dans la bande de Gaza, où Israël combat le groupe terroriste islamiste palestinien, selon le média égyptien pro-gouvernement Al-Qahera.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza.

Israël a réagi en lançant une opération militaire dont l’objectif vise à anéantir le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Fidan a également confirmé que « les négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza continuent via les médiateurs » avec, selon lui, « un vrai désir et un réel effort pour aboutir à un cessez-le-feu avant le Ramadan ».

Le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan s’exprimant lors d’une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères du Venezuela, à Caracas, le 24 février 2024. (Crédit :Federico Parra/AFP)

Fidan a confirmé qu’Abbas se rendrait mardi à Ankara, la capitale turque, à l’invitation du président Recep Tayyip Erdogan, ardent défenseur de la cause palestinienne.

Le Hamas, désigné comme groupe terroriste par les États-Unis, l’Union européenne, Israël et plusieurs autres pays, est un rival de la faction Fatah d’Abbas, qui dirige l’AP semi-autonome en Cisjordanie.

Il a évincé le Fatah de Gaza par un coup d’État sanglant en 2007, à la suite d’une victoire écrasante lors des dernières élections législatives palestiniennes de l’année précédente. Les deux mouvements sont restés en désaccord depuis lors, malgré des efforts répétés de réconciliation.

Erdogan est devenu l’un des critiques les plus sévères de la guerre menée par Israël à Gaza.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, et le dirigeant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se serrant la main lors d’une cérémonie de bienvenue à Ankara, en Turquie, le 23 août 2022. (Crédit : Burhan Ozbilici/AP Photo)

Il a qualifié Israël « d’État terroriste » et comparé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Adolf Hitler, tout en qualifiant le Hamas de « groupe de libération ».

Istanbul a servi de base aux dirigeants politiques du Hamas avant l’attaque du 7 octobre. Le membre de l’OTAN a demandé aux dirigeants du Hamas de quitter les lieux après que certains d’entre eux ont été filmés en train de célébrer l’attaque sans précédent.

Cependant, Ankara a maintenu une communication intermittente avec les dirigeants du Hamas, qui considèrent la Turquie comme un allié potentiel dans les négociations en vue d’une éventuelle trêve et d’un accord pour la libération des otages.

Après le déclenchement de la guerre, Israël a rappelé ses diplomates de Turquie après qu’Erdogan a accusé Israël de commettre des crimes de guerre. Plus tard, la Turquie a également rappelé son ambassadeur d’Israël.

La question de savoir qui prendra le contrôle de Gaza à la fin de la guerre étant toujours sans réponse, les factions palestiniennes ont fait des efforts de réconciliation. La semaine dernière, Moscou a accueilli le Hamas, le Jihad islamique palestinien, le Fatah et d’autres blocs palestiniens pour des discussions sur la guerre à Gaza et sur une éventuelle période d’après-guerre.

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne Mohammad Shtayyeh (à gauche) présentant la démission de son gouvernement à Mahmoud Abbas, à Ramallah, le 26 février 2024. (Crédit : Thaer Ghanem/PPO/AFP)

Cette réunion a eu lieu quelques jours après la démission du gouvernement de l’AP, dont le Premier ministre, Mohammad Shtayyeh, a déclaré qu’elle visait à permettre la formation d’un large consensus parmi les Palestiniens sur les dispositions politiques à prendre après la fin de la guerre.

Abbas, en tant que président, reste en fonction.

En juin 2023, la Turquie a accueilli Abbas et le chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, pour des pourparlers à Ankara. Des sources proches du Fatah et du groupe terroriste palestinien ont déclaré que la réunion d’Ankara s’est concentrée sur l’unité palestinienne et sur la manière de mettre fin aux divisions.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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