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Alors que le nord est sous les roquettes, Gallant dit qu’Israël se rapproche d’une option militaire contre le Hezbollah

Une maison et un magasin de Kiryat Shmona ont été endommagés par une attaque revendiquée par des terroristes libanais ; pour le ministre de la Défense, les tirs incessants risquent de mener à un conflit ouvert

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministère de la Défense Yoav Gallant rencontre l'envoyé spécial américain Amos Hochstein au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 4 janvier 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministère de la Défense Yoav Gallant rencontre l'envoyé spécial américain Amos Hochstein au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 4 janvier 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Ce mardi, alors même que le Hezbollah continuait de tirer roquettes et missiles sur le nord d’Israël, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré à l’envoyé spécial des États-Unis dans la région, Amos Hochstein, que les attaques continuelles du Hezbollah contre Israël rendaient chaque jour plus probable la prise d’une décision en faveur d’une action militaire au Liban.

« Nous sommes engagés dans un processus diplomatique. Cependant, les agressions du Hezbollah nous rapprochent du point critique concernant nos activités militaires au Liban », a déclaré M. Gallant, selon un compte rendu fourni par son cabinet.

Au cours de la réunion, au siège du ministère de la Défense à Tel Aviv, Gallant a également indiqué à Hochstein que le Hezbollah « entraînait les parties vers une escalade dangereuse », toujours selon son cabinet.

Selon le compte-rendu officiel, Gallant et Hochstein ont évoqué les tirs quotidiens de roquettes, missiles et drones par le Hezbollah, ainsi que des initiatives en vue d’un accord sur le retrait de l’organisation terroriste de la frontière et la fin des hostilités, afin de permettre aux quelque 80 000 résidents déplacés du nord d’Israël de rentrer chez eux.

Lors d’une réunion à Beyrouth lundi, Hochstein a fait savoir qu’une guerre entre Israël et le Hezbollah serait manifestement impossible à endiguer, ajoutant que les États-Unis restaient optimistes sur la question du rétablissement de la stabilité dans le sud-Liban et le nord d’Israël.

Témoignage, s’il en fallait, de la menace qui plane dans le nord, les sirènes d’alerte aux roquettes se sont faites entendre dans plusieurs villes près de la frontière peu de temps après l’annonce, par Gallant, de son entretien avec Hochstein. Deux projectiles se sont écrasés à Kiryat Shmona.

Des dégâts occasionnés sur une maison de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, par une roquette lancée par le Hezbollah au Liban, le 4 mars 2024. (Crédit : Municipalité de Kiryat Shmona)

La police et la municipalité de Kiryat Shmona ont déploré les dégâts matériels occasionnés par les tirs de roquettes : un projectile a touché une maison et un autre, une boutique de vêtements – le tout, sans faire de blessés. La ville avait préalablement été évacuée suite aux attaques quotidiennes du groupe terroriste.

Le Hezbollah a revendiqué ces tirs de roquettes et cinq autres attaques contre le nord d’Israël, dont des tirs de roquettes sur une base de Tsahal près de Zarit, non loin de la frontière.

Des images donnent à voir un panache de fumée noire en train de s’élever d’une zone proche de la frontière après l’attaque contre la base de Tsahal.

Israël se prépare à une guerre contre le Hezbollah depuis le 7 octobre, date à laquelle l’allié du groupe terroriste libanais, le Hamas, a déclenché la guerre en lançant une attaque sans précédent dans le sud d’Israël au cours de laquelle les terroristes ont tué près de 1 200 personnes, essentiellement des civils, et fait 253 otages.

Depuis le 8 octobre, c’est presque chaque jour que les forces dirigées par le Hezbollah s’en prennent aux communautés israéliennes et postes militaires situés le long de la frontière nord à grand renfort de roquettes, de missiles et de drones, officiellement en signe de soutien à Gaza dans sa guerre contre Israël.

Un avion de chasse israélien dans le ciel après une frappe aérienne dans le sud-Liban, vu depuis le côté israélien de la frontière, le 3 mars 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

A ce jour, les escarmouches à la frontière ont entraîné la mort de sept civils côté israélien auxquels s’ajoutent dix soldats et réservistes de Tsahal. D’autres attaques venues de Syrie et d’Irak n’ont pas fait de blessés.

Le Hezbollah a rapporté la mort de 232 de ses membres, tués par Israël au cours de ces escarmouches, essentiellement au Liban, mais également en Syrie. Au Liban, on estime à 37 le nombre de membres d’autres organisations terroristes qui ont été tués, avec aussi un soldat libanais et trente civils au moins, dont trois journalistes.

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