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Arabie saoudite : une princesse libérée après 3 ans de détention

"Aucune accusation n'a été formulée contre elle à aucun moment de sa détention", a déclaré l'organisation ALQST

Dans cette photo d'archives prise le 12 avril 2017, la princesse saoudienne Basma bent Saoud prend la parole lors d'une discussion sur le rôle des femmes au Moyen-Orient au Middle East Institute de Washington, DC. (Crédit : Mandel NGAN / AFP)
Dans cette photo d'archives prise le 12 avril 2017, la princesse saoudienne Basma bent Saoud prend la parole lors d'une discussion sur le rôle des femmes au Moyen-Orient au Middle East Institute de Washington, DC. (Crédit : Mandel NGAN / AFP)

Les autorité saoudiennes ont libéré une princesse incarcérée sans chefs d’inculpation depuis près de trois ans à Ryad, a annoncé samedi une organisation de défense des droits humain dans le royaume du Golfe.

Femme d’affaires de 57 ans et personnalité connue pour son franc-parler, Basma bent Saoud avait lancé en avril 2020 un appel au roi Salmane et au prince héritier Mohammed ben Salmane, demandant sa libération pour des raisons de santé.

« Basma bent Saoud et sa fille Sohoud, détenues depuis mars 2019, ont été libérées », a déclaré sur Twitter l’organisation ALQST basée à Londres, spécialisée dans l’Arabie saoudite.

« Aucune accusation n’a été formulée contre elle à aucun moment de sa détention », a ajouté l’ONG, déplorant la « négligence » des autorités dans la prise en charge de l’état de santé de la princesse.

Basma bent Saoud avait été arrêtée juste avant un voyage en Suisse pour un traitement médical, selon une source proche de sa famille. La nature de la maladie dont elle souffre n’a jamais été révélée.

D’après sa famille, la princesse Basma, plus jeune enfant du défunt roi Saoud ben Abdel Aziz, était connue pour ses prises de position en faveur de réformes et ses dénonciations des abus en Arabie saoudite.

Le prince héritier Mohammed Bin Salman s’est entretenu avec CBS News, le 15 mars 2018. (Capture d’écran)

La princesse saoudienne était détenue à la prison d’Al-Hair, située près de Ryad et connue pour accueillir de nombreux prisonniers politiques.

Naguère très discrète, la famille royale saoudienne a été vigoureusement secouée depuis l’ascension en 2017 du prince héritier surnommé MBS, devenu le dirigeant de facto de la riche monarchie pétrolière.

Plusieurs personnalités importantes de la royauté saoudienne ont été évincées ou inquiétées par le pouvoir. En mars 2020, la garde royale a arrêté le frère et le neveu du roi Salmane, accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat contre MBS, selon plusieurs sources.

Les ONG dénoncent régulièrement les violations des droits et libertés dans ce royaume conservateur et ses tentatives d’adoucir son image à travers le monde à coups d’événements sportifs et de concerts de musique pop.

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