Arrangement judiciaire dans l’affaire du viol d’une enfant de sept ans
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Arrangement judiciaire dans l’affaire du viol d’une enfant de sept ans

Jimmy Julius Karow, qui avait fui les Etats-Unis pour Israël, a reconnu avoir commis de multiples agressions à l'encontre d'une fillette israélienne

Jimmy Julius Karow en Israël (Capture d'écran : CBS)
Jimmy Julius Karow en Israël (Capture d'écran : CBS)

Jimmy Julius Karow, âgé de 49 ans, un pédophile qui avait fui les Etats-Unis pour se rendre dans l’Etat juif dans le but d’échapper à des accusations d’agressions sexuelles, a signé un arrangement judiciaire, cette semaine, avec le bureau du procureur d’Etat. Il sera condamné pour viols multiples et autres crimes sexuels contre une fillette israélienne de sept ans, selon le site d’information Ynet.

Les procureurs demanderont une peine allant de 13 à 15 ans de prison.

Le site a fait savoir que Karow sera condamné pour des chefs d’accusation différents et notamment pour viol et attentat à la pudeur. Karow a aussi été mis en cause dans des agressions ayant pris pour cible une petite fille de trois ans, la sœur de l’enfant de sept ans, mais l’accusation a été abandonnée pour manque de preuves dans ces faits, a ajouté l’article.

Karow avait fui en Israël en 1999 après avoir été accusé d’agression sexuelle sur une fillette dans l’État de l’Oregon. Il est recherché par Interpol.

En 2002, Karow – qui vit dorénavant sous le nom de Yosef Chaim Karow – avait été reconnu coupable d’agressions sexuelles en Israël dans d’autres dossiers. Il avait alors fait cinq ans de prison.

En 2017, les deux sœurs l’avaient accusé de les avoir agressées lorsqu’elles étaient petites, entre 1999 et 2001. Karow était parvenu à éviter toute arrestation pour ces faits jusqu’en 2019 – l’année où il a été appréhendé.

Selon l’acte d’inculpation, Karow a commis des viols et autres crimes sexuels contre la fillette de sept ans pendant une période de presque deux ans lors de laquelle les deux enfants s’étaient rendues une fois par semaine dans son appartement.

Au cours de son interrogatoire, Karow avait admis devant les enquêteurs qu’il était attiré par les enfants et qu’il avait cessé de prendre les médicaments qui lui permettaient d’étouffer ce type de pulsions.

Karow avait été arrêté grâce au travail de Jewish Community Watch, une organisation qui se consacre à l’utilisation de la loi du retour par des pédophiles qui cherchent à en profiter pour échapper à une arrestation dans leur pays d’origine. La loi permet à toute personne juive d’immigrer en Israël et d’en recevoir immédiatement la citoyenneté.

JCW a expliqué à CBS News que le groupe estimait que des dizaines d’Américains avaient profité de la loi du retour pour échapper à la justice dans des dossiers d’agressions sexuelles.

Cette condamnation survient dans le sillage de la décision prise par un tribunal, lundi, d’autoriser l’extradition de la pédophile Malka Leifer en Australie, où cette ancienne directrice d’une école ultra-orthodoxe pour filles devra répondre à 74 chefs d’accusation d’abus sexuels sur mineures.

Malka Leifer (à droite) est amenée dans une salle d’audience du tribunal de Jérusalem, le 27 février 2018. (Crédit : AP Photo / Mahmoud Illean, File)

Cette décision pourrait être l’épilogue des douze années de tentatives de la part de Leifer d’échapper à la justice. Elle était précipitamment retournée en Israël en 2008 lorsque les accusations à son encontre avaient émergé.

La décision prise par les juges pourrait encore faire l’objet d’un appel.

L’Australie réclame l’extradition de Leifer depuis 2014. Elle y est accusée d’avoir agressé les fillettes placées sous sa garde dans une école juive de Melbourne.

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