Bolsonaro veut pour le Brésil le spray nasal anti-Covid d’Israël
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Bolsonaro veut pour le Brésil le spray nasal anti-Covid d’Israël

L'EXO-CD24 soignerait les symptômes pulmonaires liés au Covid-19, selon le chercheur israélien Nadir Arber

Le président élu du Brésil Jair Bolsonaro (Crédit : Udo Kurt via JTA)
Le président élu du Brésil Jair Bolsonaro (Crédit : Udo Kurt via JTA)

Le président Jair Bolsonaro a déclaré lundi que le Brésil souhaitait utiliser d’urgence un spray nasal mis au point en Israël contre le coronavirus et décrit par le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme un « médicament miracle« .

« L’EXO-CD24 est un spray nasal développé par le centre médical israélien Ichilov, qui a une efficacité proche de 100 % (…) contre les cas graves de Covid », a tweeté Jair Bolsonaro, deux jours après avoir parlé au téléphone avec M. Netanyahu.

« Une demande d’autorisation en urgence de ce médicament sera envoyée à l'(autorité sanitaire régulatrice) Anvisa », a ajouté le président.

L’hôpital israélien Ichilov avait publié il y a deux semaines un communiqué sur un essai clinique de phase 1 sur l’EXO-CD24, une préparation administrée par inhalation qui soignerait les symptômes pulmonaires liés au Covid-19.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le professeur Nadir Arber à Jérusalem, le 8 février 2021. (Crédit : Amos Ben-Gershom/Israeli Government Press Office)

Le chercheur à l’origine de ces recherches, Nadir Arber, avait indiqué avoir fourni de l’EXO-CD24 à 30 patients – présentant des cas modérés ou sévères de Covid-19 – et que 29 d’entre eux étaient « sortis de l’hôpital » en « trois à cinq jours ».

Le 30e patient avait mis plus de temps mais s’était lui aussi rétabli.

Les chercheurs n’avaient toutefois pas mentionné avoir administré de placebo à un groupe contrôle et n’ont pas publié d’étude détaillée dans une revue scientifique validée par des pairs.

Le Premier ministre Netanyahu avait néanmoins qualifié ce médicament de « miracle » la semaine dernière.

Jair Bolsonaro, qui n’a cessé de minimiser la pandémie ayant fait du Brésil le 2e pays le plus endeuillé au monde (239 000 décès) a été un ardent promoteur de traitements non validés par la communauté scientifique, telles la chloroquine ou l’hydroxychloroquine, pour lutter contre le coronavirus.

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