COVID: Nadir Arber, l’Israélien à l’origine de l’EXO-CD24, « médicament miracle »
Rechercher

COVID: Nadir Arber, l’Israélien à l’origine de l’EXO-CD24, « médicament miracle »

Benjamin Netanyahu a été informé des avancées et a recruté son homologue grec Kyriakos Mitsotakis pour la suite des essais cliniques

Photo d'illustration : Des poumons infectés par le coronavirus. (Crédit : wildpixel via iStock by Getty Images)
Photo d'illustration : Des poumons infectés par le coronavirus. (Crédit : wildpixel via iStock by Getty Images)

L’inventeur d’un nouveau médicament israélien contre le coronavirus a obtenu l’aide du Premier ministre pour développer les essais cliniques de sa molécule – et il a ajouté que ce médicament pouvait donner de l’espoir aux pays pauvres qui n’ont pas, pour le moment, accès au vaccin.

L’hôpital Ichilov avait affirmé avoir réalisé une « gigantesque avancée » vendredi, disant que le médicament EXO-CD24, un inhalateur développé par le professeur Nadir Arber, avait été donné à 30 patients qui se trouvaient dans un état modéré à grave et que tous avaient guéri – et 29 d’entre eux dans les trois à cinq jours qui avaient suivi le début du traitement.

Lundi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a invité Arber à son bureau et l’a interrogé sur ce « médicament miracle ». Pendant la rencontre, Netanyahu a déclaré que « si cette réussite se confirme, cela aura des conséquences colossales, tout simplement colossales. Cela aura une signification pour le monde entier ».

« Je vous souhaite de réussir. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, dites-le et nous vous aiderons. Cette petite pierre posée sur notre chemin pourrait bien changer la destinée de l’humanité toute entière. C’est sidérant. Bonne chance », a-t-il ajouté.

Arber avait confié au Times of Israel mardi qu’alors que les essais de Phase I venaient de s’achever, il avait demandé au ministère de la Santé l’autorisation de lancer les essais de Phase II. Des tests qui permettront d’avoir une idée plus précise de l’efficacité du traitement, les essais de Phase I étant peu étendus et se consacrant au contrôle de la sécurité du médicament, sans comparaison possible avec un groupe placebo.

Netanyahu a déjà apporté son aide de manière à permettre la mise en place d’essais réunissant plusieurs pays. Après s’être entretenu avec Arber, il a accueilli le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, qui a proposé de faire participer un important hôpital du pays aux essais cliniques dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays.

« J’ai demandé au professeur Arber de venir aujourd’hui à mon bureau. Il l’a fait. Deux heures après, mon ami le Premier ministre Mitsotakis est venu me voir et la toute première question qu’il m’a plus ou moins posée a été : ‘Pouvez-vous m’en dire davantage sur ce médicament miracle ?’, » a confié Netanyahu.

« Nous avons alors téléphoné au professeur Arber et le Premier ministre Mitsotakis a dit spontanément que la Grèce, par le biais de son plus grand hôpital, prendrait part aux essais cliniques et j’espère que nous pourrons approuver cette participation, parce que je pense que c’est un exemple du développement de notre coopération dans de nouveaux domaines », a-t-il continué.

Des membres de l’équipe hospitalière travaillent dans le service coronavirus de l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 19 janvier 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Arber a également précisé que Netanyahu avait clairement établi qu’il ferait en sorte de prévenir les retards bureaucratiques non-nécessaires. Le docteur a souligné que cette procédure accélérée ne se ferait pas au détriment de la sécurité et de la minutie des essais cliniques.

Les informations encourageantes qui entourent le médicament EXO-CD24 surviennent à un moment où les inquiétudes s’élèvent dans le monde entier concernant le manque d’accès aux vaccins des pays pauvres. Sans peser dans les débats sur la distribution des vaccins, Arber a dit penser que son médicament pouvait apporter un espoir significatif aux pays en voie de développement d’Afrique qui n’ont pas encore de vaccins à leur disposition.

« Nous pouvons produire ce médicament de manière effective, efficace et peu onéreuse et il pourrait donc offrir une solution partielle aux pays qui ne peuvent pas actuellement se permettre de s’offrir la vaccination », a-t-il déclaré. « C’est notre devoir, le devoir d’apporter un message d’espoir au monde entier ».

Ce médicament soigne l’orage cytokinique, une surréaction potentiellement mortelle du système immunitaire qui se retourne contre les organes du malades et qui serait responsable d’un grand nombre des décès dans le cas du coronavirus.

Il utilise des exosomes – une machinerie cellulaire minuscule – qui livrent une protéine appelée CD24 vers les poumons. Cette protéine aiderait à apaiser le système immunitaire et à réduire l’orage cytokinique.

A LIRE : Début des essais de Phase III pour un médicament traitant la COVID-19

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...