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Burt Bacharach, compositeur juif des années 60 et 70, meurt à 94 ans

Le célèbre compositeur juif a écrit une série de succès comme "Walk on By" et "I Say a Little Prayer" avec son parolier de longue date Hal David, un autre Juif new-yorkais

Le compositeur Burt Bacharach, à gauche, et le parolier Hal David tiennent les Oscars qu'ils ont gagnés pour 'Raindrops Keep Falling on My Head' de 'Butch Cassidy and the Sundance Kid', lors de la cérémonie des Oscars, le 7 avril 1970. (Crédit : Bettmann/Getty Images via JTA)
Le compositeur Burt Bacharach, à gauche, et le parolier Hal David tiennent les Oscars qu'ils ont gagnés pour 'Raindrops Keep Falling on My Head' de 'Butch Cassidy and the Sundance Kid', lors de la cérémonie des Oscars, le 7 avril 1970. (Crédit : Bettmann/Getty Images via JTA)

(JTA) – L’auteur-compositeur Burt Bacharach, qui, avec son parolier de longue date Hal David, a produit une série de succès dans les années 1960 et 1970, dont « Alfie » et « Raindrops Keep Fallin’ On My Head », est décédé mercredi à son domicile de Los Angeles. Il avait 94 ans.

Bacharach et David, tous deux juifs new-yorkais, ont écrit une série de chansons à succès qui ont fait de Dionne Warwick une mégastar, comme « Walk on By », « Do You Know the Way to San Jose » et « I Say a Little Prayer ».

Le deux hommes sont devenus célèbres alors qu’ils travaillaient au Brill Building – une Mecque de l’édition musicale à Midtown Manhattan qui abritait un grand nombre d’auteurs-compositeurs juifs, notamment les équipes de Carole King et Gerry Goffin et de Barry Mann et Cynthia Weil. Mais contrairement à leurs pairs, qui écrivaient pour le marché adolescent en plein essor, leurs chansons étaient marquées par une certaine élégance et un certain romantisme qui trouvaient leur source dans le Great American Songbook et Broadway plutôt que dans le rock ‘n’ roll.

Les deux hommes ont collaboré avec le producteur de Broadway David Merrick sur la comédie musicale de 1968 « Promises, Promises », qui a produit deux tubes, dont la chanson titre et « I’ll Never Fall in Love Again ». Ce spectacle était lui aussi marqué par un héritage juif prononcé : Le livre du légendaire dramaturge Neil Simon était basé sur le film de 1960 « The Apartment », écrit par Billy Wilder et I. A. L. Diamond.

Bacharach a grandi à Forest Hills, dans le Queens ; son père était journaliste et sa mère musicienne amateur. Il a rappelé dans son autobiographie de 2013, « Anyone Who Had a Heart », écrite avec Robert Greenfield, que « personne dans ma famille n’est jamais allé à la synagogue ou n’a prêté beaucoup d’attention au fait d’être juif. »

Et pourtant, Jonathan Freedman, auteur de « Klezmer America : Jewishness, Ethnicity, Modernity », a déclaré au New York Jewish Week en 2013 que ce qui rendait la musique de Bacharach juive était la manière « sauvage dont il jouait avec les signatures rythmiques ; il est aux signatures rythmiques ce que [George] Gershwin est aux changements d’accords ». Il a qualifié Bacharach de « résolument innovateur et expérimental », un exemple de ce que, selon lui, les artistes juifs font lorsqu’ils « se lancent dans des styles populaires et les personnalisent. »

Burt Bacharach, de gauche à droite, apparaît avec Carole Bayer Sager, Christopher Cross et Peter Allen, lauréats de l’Oscar de la meilleure chanson originale ‘Arthur’s Theme (Best That You Can Do)’ lors de la 54e cérémonie annuelle des Oscars à Los Angeles, le 29 mars 1982. (Crédit : Reed Saxon/AP)

Bacharach a également été le premier compositeur à figurer dans la série « Great Jewish Music » du musicien de jazz expérimental John Zorn à la fin des années 1990 ; dans les notes de la jaquette du CD, Zorn le remercie de ne pas avoir changé de nom et souligne que Bacharach est « l’un des grands génies de la musique populaire américaine – et il est juif ».

Dans les années 1970, Bacharach se sépare de David et Warwick et entame une nouvelle collaboration – ainsi que le troisième de ses quatre mariages – avec la parolière Carole Bayer Sager, une autre New-Yorkaise juive. Leur chanson la plus connue est l’hymne de collecte de fonds pour le SIDA « That’s What Friends Are For ».

Bacharach est resté très actif presque jusqu’à la fin de sa vie, ses dernières activités comprenant des collaborations avec la star du rock Elvis Costello. Il a remporté sept Grammy Awards en tout, le dernier en 2006 pour son album pop instrumental « At This Time ». En 1983, à l’apogée de la « New Wave » britannique dans le rock, une version synth-pop de la chanson signée par Bacharach-David 20 ans plus tôt « (There’s) Always Something There to Remind Me » par Naked Eyes, a atteint le Top 10 du Billboard.

Bacharach retrouvera Warwick et David. En 2012, 40 ans après leur intronisation au Songwriters Hall of Fame et peu avant la mort de David à l’âge de 91 ans, Bacharach et David ont reçu le prix Gershwin de la chanson populaire de la Bibliothèque du Congrès – nommé en l’honneur du compositeur juif auquel Bacharach a longtemps été comparé.

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