Condamnant la fusillade en Virginie, Netanyahu rappelle qu’Israël est aux côtés des Etats-Unis
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Condamnant la fusillade en Virginie, Netanyahu rappelle qu’Israël est aux côtés des Etats-Unis

Le Premier ministre envoie son soutien aux victimes de l'attaque “tragique” contre des élus républicains, qui a fait cinq blessés

Les enquêteurs recherchent des preuves au Eugene Simpson Stadium Parkoù une fusillade a eu lieu le 14 juin 2017 à  Alexandria, en Virginie. (Alex Wong/Getty Images/AFP)
Les enquêteurs recherchent des preuves au Eugene Simpson Stadium Parkoù une fusillade a eu lieu le 14 juin 2017 à Alexandria, en Virginie. (Alex Wong/Getty Images/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a envoyé ses vœux de prompt rétablissement aux victimes de la fusillade survenue en Virginie, affirmant qu’Israël se tenait aux côtés des Etats-Unis en cette « journée difficile ».

Un militant de gauche hostile à Donald Trump a tiré mercredi sur des républicains du Congrès qui jouaient au baseball près de Washington, blessant grièvement un élu. Le tireur est mort après une fusillade avec la police.

L’homme, âgé de 66 ans, a été identifié comme étant James T. Hodgkinson, originaire de Belleville, dans l’Illinois, et soutien ardent du sénateur Bernie Sanders — qui a indiqué pour sa part être « écœuré » par ce qu’il a qualifié « d’acte méprisable ».

« Au nom du gouvernement et de la population d’Israël, j’envoie mes vœux les plus sincères de rétablissement prompt et total à Steve Scalise, membre du Congrès, et aux autres victimes de la fusillade tragique qui a eu lieu aujourd’hui en Virginie », a indiqué Netanyahu dans un communiqué en fin de soirée.

« Nous sommes aux côtés des victimes, des familles et du peuple américain en cette journée difficile », a ajouté le Premier ministre.

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se serrent les mains au Musée d'Israël à Jérusalem avant le départ de Trump, le 23 mai 2017 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le président américain Donald Trump, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se serrent les mains au Musée d’Israël à Jérusalem avant le départ de Trump, le 23 mai 2017 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

L’attaque a provoqué une vague d’émotion au Capitole, où républicains et démocrates ont exprimé leur inquiétude face à la recrudescence des violences, verbales ou physiques, dans le débat politique aux Etats-Unis depuis la dernière campagne électorale.

Donald Trump et sa femme Melania ont rendu visite mercredi soir à l’élu Steve Scalise à l’hôpital MedStar où il a été opéré après avoir été touché à la hanche.

Selon le dernier bilan diffusé par l’établissement, il était toujours dans un état critique, après avoir reçu plusieurs transfusions sanguines. « D’autres opérations seront nécessaires », a-t-on précisé de même source.

Une vingtaine d’élus ainsi que des collaborateurs, membres de l’équipe de baseball républicaine, s’entraînaient au petit matin à Alexandria, en banlieue de la capitale, en vue d’un match caritatif jeudi, quand un individu a commencé à faire feu depuis le bord du terrain.

L’homme était armé d’un fusil, selon les témoignages. Les autorités ont également retrouvé un pistolet.

Heureusement pour l’équipe, deux agents de la police du Capitole accompagnaient Steve Scalise. Ils ont riposté avec leurs armes de poing, touchant l’assaillant qui a succombé à ses blessures à l’hôpital.

Steve Scalise, "whip" républicain de la Chambre des représentants, pendant une conférence de presse à Washington, le 13 juin 2017. (Crédit : Win McNamee/Getty Images/AFP)
Steve Scalise, « whip » républicain de la Chambre des représentants, pendant une conférence de presse à Washington, le 13 juin 2017. (Crédit : Win McNamee/Getty Images/AFP)

« De nombreuses vies auraient été perdues sans les actes héroïques des deux policiers qui ont mis le tireur hors d’état de nuire […] durant cette attaque très très violente », a déclaré le président Donald Trump depuis la Maison Blanche, appelant le pays à « l’unité ».

Des dizaines de balles ont été tirées dans la fusillade, les élus présents décrivant plusieurs minutes interminables de tirs à vue, sur un terrain complètement ouvert.

Steve Scalise, 51 ans, représentant de Louisiane et numéro trois de la Chambre des représentants, est le seul parlementaire blessé par balles.

Un lobbyiste de la société Tyson Foods, Matt Mika, blessé par balles, se trouvait lui aussi dans un état grave.

Une policière et le collaborateur d’un élu ont également été blessés par balles, mais leurs jours ne sont pas en danger. L’autre policier du Capitole et un parlementaire ont subi des blessures secondaires, selon le FBI.

James Hodgkinson s’était engagé dans la campagne de Bernie Sanders aux primaires démocrates de 2016, et était décrit par des connaissances comme un homme un peu misanthrope et aigri par les inégalités.

Le sénateur du Vermont, figure de la gauche de la gauche, s’est dit « révolté par cet acte abject ».

Sur sa page Facebook, James Hodgkinson enrageait contre Donald Trump. « Trump a détruit notre démocratie. L’heure est venue de détruire Trump et compagnie », écrivait-il en mars. C’est ce mois-là que cet originaire de l’Illinois est venu à Alexandria, où il dormait dans son véhicule, selon l’agent du FBI Tim Slater.

Ron DeSantis, représentant républicain de la Floride, en conférence de presse à Jérusalem, le 5 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Ron DeSantis, représentant républicain de la Floride, en conférence de presse à Jérusalem, le 5 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Indice de préméditation ? L’élu Ron DeSantis dit qu’un individu ressemblant fortement au suspect lui aurait demandé peu avant la fusillade s’ils étaient démocrates… ou républicains.

L’équipe s’entraînait là depuis des semaines avant un match traditionnel entre démocrates et républicains, organisé depuis 1909. Il se jouera comme prévu jeudi soir à Washington.

A la Chambre, tous les votes ont été annulés et les parlementaires se sont rassemblés à huis clos dans une salle, priant et se tenant les mains.

« Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre nous tous », a ensuite déclaré Paul Ryan, président de la Chambre.

Les démocrates, partisans d’un renforcement de la législation sur les armes, étaient réticents à rouvrir immédiatement ce débat.

L'ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis, Newt Gingrich, à droite, présente Donald Trump, alors candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, lors d'un meeting à Cincinnati, Ohio, le 6 juillet 2016. (Crédit : John Sommers II/Getty Images/AFP)
L’ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis, Newt Gingrich, à droite, présente Donald Trump, alors candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, lors d’un meeting à Cincinnati, Ohio, le 6 juillet 2016. (Crédit : John Sommers II/Getty Images/AFP)

Mais la droite pro-Trump a dénoncé, à l’instar de Newt Gingrich, ancien « speaker » de la Chambre, « une hostilité croissante de la gauche ».

« Les élus ne sont plus considérés comme des gens », a dit Joe Barton, qui était sur le terrain avec son jeune fils. Il a rappelé que de nombreuses réunions publiques de républicains étaient perturbées dans le pays par des électeurs furieux.

Plusieurs élus ont renouvelé leur soutien au deuxième amendement de la Constitution, relatif au port d’armes.

Steve Scalise, ultra-conservateur, est le « whip » de la Chambre, chargé de la discipline. Ce sont ses gardes du corps qui étaient présents sur le terrain. Les autres parlementaires ne sont généralement pas protégés hors du Congrès.

La dernière attaque par balles contre un membre du Congrès remontait à janvier 2011 à Tucson en Arizona, quand un déséquilibré avait tué six personnes et grièvement blessé l’élue démocrate Gabrielle Giffords à la tête.

« Cela peut servir de coup de semonce pour nous tous, afin qu’on réfléchisse à notre façon de débattre en politique », a dit la républicaine qui lui succéda, Martha McSally.

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