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Décès de Jean Vaislic, survivant de la Shoah toulousain

L'homme avait 95 ans ; il a été arrêté en 1942, quand il avait 16 ans, puis déporté à Auschwitz

Jean Vaislic et sa femme, Marie, dans une école primaire à Roquettes en Haute-Garonne, en 2008. (Crédit : Collection personnelle / capture d’écran Pierre Lasry YouTube)
Jean Vaislic et sa femme, Marie, dans une école primaire à Roquettes en Haute-Garonne, en 2008. (Crédit : Collection personnelle / capture d’écran Pierre Lasry YouTube)

Jean Vaislic, survivant de la Shoah toulousain, s’est éteint à l’âge de 95 ans, a rapporté ce lundi France 3 Régions. Il était « le plus âgé des survivants » de Toulouse, a indiqué La Dépêche.

Alors que sa famille juive vivait dans le ghetto de Lodz, en Pologne, son père a été arrêté lors d’une sortie. En fuite, allant de ferme en ferme, Jean Vaislic a finalement été lui aussi arrêté en 1942, quand il avait 16 ans, puis déporté à Auschwitz. Il est aussi passé par les camps de Blechhammer, Gross Rozen, Gliwice et Buchenwald, et a survécu aux marches de la mort.

Il était seul membre de sa famille (sur une soixantaine de personnes) à ne pas être mort dans la Shoah. Il a témoigné de son parcours aux côtés de son épouse Marie, déportée toulousaine dénoncée par des voisins. Ensemble, ils se sont rendus dans des établissements scolaires et dans différents lieux de mémoire.

Jean Vaislic expliquait avoir survécu grâce au boulanger du camp, Wacek, un catholique polonais, qui travaillait pour les SS et qui s’arrangeait pour lui faire passer un supplément de pain.

Le jeune homme a suivi Wacek à la libération, se retrouvant à Toulouse, où il a rencontré sa femme.

En 2017, son ami Pierre Lasry a publié une biographie de Jean Vaislic, intitulée Du fond de ma mémoire. Il lui a rendu hommage auprès de France 3.

M. Vaislic avait reçu la Légion d’honneur en 2017, quelques mois après sa femme.

Il repose au cimetière de Portet-sur-Garonne.

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