Des milliers de personnes aux funérailles des terroristes qui ont tué les 2 policiers sur le mont du Temple
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Des milliers de personnes aux funérailles des terroristes qui ont tué les 2 policiers sur le mont du Temple

Un membre de la famille se félicite de l'action des "shahid", affirmant que leurs funérailles de masse sont la preuve du "respect qu'ils méritent"

Quelque 3 000 personnes se sont rassemblées mercredi à Umm al-Fahm pour l'enterrement des trois Arabes-Israéliens qui ont abattu des agents de police druzes (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)
Quelque 3 000 personnes se sont rassemblées mercredi à Umm al-Fahm pour l'enterrement des trois Arabes-Israéliens qui ont abattu des agents de police druzes (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)

Quelque 3 000 personnes se sont rassemblées mercredi à Umm al-Fahm pour l’enterrement des trois Arabes-Israéliens qui ont abattu des agents de police druzes israéliens près du site sacré du mont du Temple avec des armes qu’ils avaient introduites clandestinement sur le site sacré, le 14 juillet.

Les trois terroristes, Muhammad Ahmed Muhammad Jabarin, 29 ans, Muhammad Hamad Abdel Latif Jabarin, 19 ans, et Muhammad Ahmed Mafdal Jabarin, 19 ans – tous proches – étaient des résidents de la ville.

Les processions funèbres se sont faites au rythme de chants de fête, selon les médias en hébreu. Les participants se sont engagés à devenir des « martyrs d’Al-Aqsa », en référence à la mosquée qui se trouve sur le mont du Temple ainsi qu’au sanctuaire du Dôme du Rocher.

Selon la Deuxième chaîne, certains ont brandi le drapeau palestinien.

Un membre anonyme de la famille Jabarin a loué les assaillants, en déclarant à la même chaîne télévisée qu’ils étaient « shahid » (martyrs) affirmant qu’ « ils avaient reçu le respect qu’ils méritaient, durant un enterrement grandiose tel que la région n’en avait jamais connu auparavant ».

La police israélienne avait pris les corps des terroristes, tués par des agents de sécurité lors de leur attaque perpétrée il y a près de deux semaines maintenant. Mardi, la Haute Cour de justice a ordonné la restitution de leurs restes à leur famille.

La police israélienne retient habituellement les corps des terroristes jusqu’à ce que les familles acceptent de leur faire des funérailles discrètes. Dans le passé, les enterrements de terroristes encourageaient les appels à plus de violence ainsi que les défilés à la gloire de leurs actions.

À la suite de l’attentat terroriste, les officiers Kamil Shnaan et Haeil Sitawe ont été tués.

L'adjudant Kamil Shnaan, à gauche, et l'adjudant Haiel Sitawe, à droite, les deux policiers morts dans l'attentat terroriste perpétré sur le mont du Temple à Jérusalem, le 14 juillet 2017. (Crédit : Police israélienne)
L’adjudant Kamil Shnaan, à gauche, et l’adjudant Haiel Sitawe, à droite, les deux policiers morts dans l’attentat terroriste perpétré sur le mont du Temple à Jérusalem, le 14 juillet 2017. (Crédit : Police israélienne)

Israël avait pris la décision de fermer brièvement le site sensible et de le ré-ouvrir deux jours plus tard avec de nouvelles mesures de sécurité, comprenant notamment des détecteurs de métaux et des caméras. Cela a conduit à des boycotts du site par des fidèles, qui ont exigé que les mesures de sécurité soient retirées ainsi qu’à des manifestations de Palestiniens dans et autour de Jérusalem-Est, ainsi qu’en Cisjordanie.

Les résidents locaux d’Umm al-Fahm, qui semblent condamner en grande partie l’attaque, ont également déclaré que la brève fermeture de la mosquée Al-Aqsa était la goutte de trop.

Au cours du week-end, cinq Palestiniens sont morts lors d’affrontements entre des émeutiers et la police israélienne. Vendredi soir, un terroriste palestinien s’est infiltré dans la maison d’une famille attablée pour le dîner du Shabbat à Halamish en Cisjordanie et en a poignardé trois d’entre eux.

Les détecteurs de métaux ont été retirés mardi sous la vive pression du monde arabe, mais l’autorité islamique qui administre le site a exhorté les fidèles musulmans à continuer à prier en dehors du site.

L’autorité jordanienne, connue sous le nom de Waqf, a présenté à Israël une liste de revendications mercredi pour mettre fin aux boycotts et aux manifestations, y compris la réouverture de cinq portes au mont du Temple, fermées à la suite de la dernière crise, et le retrait de cinq nouvelles caméras installées dans la région du mont. Sans compter le retrait des garde-corps métalliques placés aux entrées.

Mercredi soir, Israël a retiré toutes les nouvelles installations pour répondre à ces demandes. Et les musulmans retournent depuis jeudi midi sur le site.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime pendant une conférence de presse avec son homologue géorgien au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 24 juillet 2017 (Crédit : Jack Guez/Pool/AFP PHOTO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime pendant une conférence de presse avec son homologue géorgien au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 24 juillet 2017 (Crédit : Jack Guez/Pool/AFP PHOTO)

On craint que les principales prières musulmanes hebdomadaires du vendredi – qui, en général, attirent des milliers de fidèles dans la mosquée Al-Aqsa – ne mènent à de plus grands affrontements entre les manifestants et les forces de sécurité israéliennes.

Le mont du Temple est le site le plus saint du judaïsme et est vénéré pour être le site des temples bibliques. C’est aussi le troisième site le plus saint de l’islam, après la Mecque et la Médina, où il est connu des Musulmans sous le nom d’ Haram al-Sharif.

En vertu d’un accord mis en place depuis la conquête de la Vieille Ville de Jérusalem par Israël durant la guerre des Six jours en 1967, et qui y a étendu sa souveraineté depuis, les non-Musulmans ont accès au site mais sont interdits de prière sur place. Dans le cadre de ce statu quo, Israël est responsable de la sécurité sur le site, alors que la fiducie jordanienne est chargée, elle, des questions administratives.

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