Esther Hayut aux avocats : ne cherchez pas les faveurs des politiciens
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Esther Hayut aux avocats : ne cherchez pas les faveurs des politiciens

Suite à des révélations survenues dans une émission diffusée à la télévision, la nouvelle présidente de la Cour suprême a écrit un courrier très déterminé sur le maintien de l'indépendance du système judiciaire

La présidente à la Cour suprême Esther Hayut durant une conférence à l'université de Haïfa, le 23 novembre 2017 (Crédit : Flash90)
La présidente à la Cour suprême Esther Hayut durant une conférence à l'université de Haïfa, le 23 novembre 2017 (Crédit : Flash90)

La présidente de la Cour suprême, Esther Hayut, a réprimandé dimanche les juges israéliens qui entretiennent des contacts indépendants avec les politiciens pour aider à l’avancement de leur carrière.

« Ce n’est pas une image flatteuse et c’est le moins qu’on puisse dire », a écrit Hayut dans sa première missive adressée aux présidents de tribunaux, qui a suivi des révélations faites dans l’émission de la Douzième chaîne « Uda », la semaine dernière, qui semblait montrer des juges faisant pression sur les politiciens pour voir avancer leur carrière.

« La politisation du système judiciaire peut complètement saper ses fondations d’indépendance et d’auto-suffisance », a-t-elle ajouté.

« J’ai l’intention de faire tout ce qui est possible pour protéger l’indépendance du système judiciaire et pour l’empêcher de se politiser ».

Dans le reportage de la Douzième chaîne, la ministre de la Justice Ayelet Shaked admettait qu’une étroite relation entre futurs juges et politiciens l’aiderait à atteindre ses objectifs.

Shaked oeuvre en faveur d’une plus grande influence sur les nominations à la Cour suprême pour changer la couleur politique de cette haute instance qu’elle perçoit comme étant trop libérale.

La lettre très ferme de Hayut semble suivre les pas de son prédécesseur, Miriam Naor, pour garantir l’indépendance du système judiciaire face aux efforts politique de lui mettre des bâtons dans les roues ou de l’influencer.

« Le système judiciaire respecte les branches législative et exécutive », avait déclaré Naor lors d’une dernière interview le mois dernier, alors qu’elle était encore à la tête de la Cour suprême.

« Contrairement à la manière dont les choses sont parfois présentées, nous jugeons conformément à la loi. Et je pense donc que, alors que j’assumais mes fonctions, des déclarations ont pu être faites qui n’étaient pas nécessaires et qui n’auraient pas dû s’exprimer ».

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