Fondation pour la mémoire de la Shoah : “la France responsable du Vél d’Hiv avec l’Allemagne nazie”
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Fondation pour la mémoire de la Shoah : “la France responsable du Vél d’Hiv avec l’Allemagne nazie”

Marine Le Pen s'était attirée une volée de critiques en déclarant que “la France n'est pas responsable du Vél d'Hiv”

Arrestation de Juifs par des policiers français à Paris, le 20 août 1941. (Crédit : Bundesarchiv, Bild 183-B10816/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)
Arrestation de Juifs par des policiers français à Paris, le 20 août 1941. (Crédit : Bundesarchiv, Bild 183-B10816/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)

« La France est, avec l’Allemagne nazie, responsable de la rafle du Vel d’Hiv », a réagi jeudi la Fondation pour la mémoire de la Shoah, après la vive polémique suscitée sur ce sujet par la présidente du Front national, Marine Le Pen.

La candidate FN à l’élection présidentielle s’était attirée une volée de critiques en déclarant dimanche que « la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv », alors qu’elle était interrogée sur la rafle et la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France.

« La France, c’était d’abord le régime de Vichy, issu d’un vote du Parlement français. C’est ce régime qui, au nom de l’État français, a fait arrêter par ses agents publics des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes juifs et a mis à disposition ses moyens et son organisation, conduisant à leur déportation et leur assassinat », réplique dans un communiqué la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qui subventionne le Mémorial de la Shoah à Paris et Drancy (Seine-Saint-Denis).

« En reconnaissant la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs, les présidents de la République successifs ont, depuis 1995, grandi la France et les Français, assumant et faisant face à leur histoire », ajoute cette fondation créée en 2000 à l’initiative des pouvoirs publics.

Marine Le Pen pendant la visite de l'usine Fermap de Forbach, dans l'est de la France, le 18 janvier 2017. (Crédit : Patrick Hertzog/AFP)
Marine Le Pen pendant la visite de l’usine Fermap de Forbach, dans l’est de la France, le 18 janvier 2017. (Crédit : Patrick Hertzog/AFP)

Les 16 et 17 juillet 1942, plus 13 000 Juifs avaient été arrêtés à leur domicile par des policiers et des gendarmes français, avant d’être rassemblés au Vélodrome d’Hiver pour être ensuite envoyés en camp d’extermination, d’où moins d’une centaine revinrent. Cette rafle avait été demandée par la Gestapo.

Au total, « la France de Vichy » a été « responsable de la mort de 76 000 Juifs, dont 11 000 enfants », avait souligné Simone Veil, première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, lors d’un « hommage de la Nation aux justes de France » en 2007 au Panthéon.

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