Israël en guerre - Jour 253

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Heurts entre des ultra-orthodoxes et la police au mont Meron, fermé aux pèlerins

Un agent de la police des frontières a été relevé de ses fonctions après avoir été filmé en train de jeter un vieil homme au sol

La police repousse des ultra-orthodoxes qui tentent d'entrer au tombeau du rabbin Shimon bar Yochai lors de la fête juive dfe Lag BaOmer, sur le mont Meron, le 26 mai 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)
La police repousse des ultra-orthodoxes qui tentent d'entrer au tombeau du rabbin Shimon bar Yochai lors de la fête juive dfe Lag BaOmer, sur le mont Meron, le 26 mai 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Des échauffourées violentes ont éclaté, ce week-end, entre la police et les pèlerins ultra-orthodoxes venus sur le mont Meron, en Galilée, après l’arrivée de centaines de fidèles au tombeau du rabbin Shimon bar Yochai en violation des ordres qui avaient fermé le site au public pour la fête de Lag BaOmer.

Ce tombeau, situé dans le nord du pays, attire habituellement environ
100 000 personnes à l’occasion de Lag BaOmer, la journée traditionnellement considérée comme celle de l’anniversaire de la mort de ce rabbin du 2e siècle sur le calendrier hébraïque.

Cette année néanmoins, les autorités ont interdit la tenue du pèlerinage annuel, inquiètes à l’idée que les fidèles puissent ne pas y assister en toute sécurité en raison des attaques à la roquette commises par le groupe terroriste libanais du Hezbollah, qui est soutenu par l’Iran.

Après l’arrivée des pèlerins auxquels l’entrée dans le complexe a été interdite par les agents qui se trouvaient sur place, un grand nombre d’entre eux ont tout de même tenté de franchir les barricades qui avaient été installées par les forces de l’ordre, ont fait savoir les médias israéliens. Certains hommes ont vandalisé les alentours.

Des vidéos qui ont été diffusées sur internet montrent des pèlerins haredim jeter des chaises, des caisses et d’autres objets en direction de la police et une foule s’avançant vers le lieu saint, se mettant parfois à courir pour apparemment tenter de pénétrer sur le site, défiant les restrictions.

« A un certain stade, des émeutes violentes ont commencé avec notamment des objets jetés en direction des agents et des pèlerins qui ont refusé de suivre les instructions données par les agents qui leur demandaient de se disperser, des pèlerins qui n’ont pas hésité à utiliser la force », a commenté la police israélienne dans une déclaration faite dans la soirée de samedi.

Des ultra-orthodoxes tentent d’atteindre le tombeau du rabbin Shimon Bar Yochai, sur le mont Meron, après qu’il a été déclaré zone militaire fermée pendant la fête juive de Lag BaOmer, le 26 mai 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Les affrontements ont repris dimanche.

« Dès les premières heures de la matinée, des milliers de personnes sont arrivées dans les environs du tombeau, violant de cette manière l’ordre donné par le Commandement intérieur et par la loi, s’en prenant à la police et entraînant des dégâts dans les structures mises en place pour assurer leur protection », ont fait savoir dimanche les forces de l’ordre.

« Dix-neuf policiers ont été pris en charge par les médecins après des jets de barres de fer, de verre et autres objets dans leur direction », a continué le communiqué qui a ajouté que « jusqu’à présent, plus d’un millier de personnes qui n’avaient pas l’autorisation d’être là ont été repoussées du site et des milliers de personnes de plus ont été bloquées sur les routes menant au lieu saint ».

Sur des images qui ont circulé sur internet, un agent de la police des frontières est filmé en train d’utiliser la force à l’encontre des pèlerins. Dans un autre cas, un policier donne une gifle à un homme sur le visage avant de sortir son arme à feu et de tirer un coup de semonce.

Dans une autre séquence, un agent de la police des frontières jette au sol un homme âgé, un Juif hassidique, le laissant figé. Une photo qui a circulé ultérieurement sur les réseaux sociaux prétend montrer le vieil homme ensanglanté en train de recevoir les soins des médecins.

L’agent impliqué dans cet incident a été relevé de ses fonctions, ont noté les forces de l’ordre qui ont ouvert une enquête sur ce qui s’est passé.

« De la même manière, les autres incidents qu’il y a pu y avoir seront réexaminés et des leçons en seront tirées », a affirmé le communiqué.

« Nous répétons et nous soulignons que les initiatives prises, en plus de l’évaluation particulière qui a été faite par la police de la situation, l’ont été au titre de la sécurité du public et de sa tranquillité », a fait remarquer le communiqué. « Depuis le début de la guerre, ce sont des dizaines de roquettes qui se sont abattues aux environs du mont Meron et certaines sont retombées dans des endroits qui, au fil des années, ont habituellement attiré des milliers de personnes ».

Une loi qui a été adoptée, la semaine dernière, limite la présence des pèlerins, au tombeau du mont Meron, à 30 personnes à tout moment. Elle n’a autorisé que trois des feux de joie traditionnels qui sont allumés chaque année, en présence de dix fidèles seulement à chaque fois.

L’affluence de la foule, lors du pèlerinage du mont Meron, est une inquiétude majeure depuis 2021. Cette année-là, 45 personnes avaient été tuées dans un mouvement de foule alors qu’elles descendaient une rampe glissante au tombeau, pendant la fête de Lag BaOmer.

Depuis le 8 octobre, les forces dirigées par le Hezbollah attaquent presque quotidiennement des communautés israéliennes et des postes militaires le long de la frontière, le groupe affirmant que ces frappes ont pour objectif de soutenir Gaza pendant la guerre qui oppose actuellement l’État juif au Hamas au sein de l’enclave côtière. Un grand nombre des agressions du Hezbollah ont visé le mont Meron, qui abrite une base de contrôle aérien militaire à son sommet.

Jusqu’à présent, les hostilités à la frontière ont causé la mort de dix civils du côté israélien, ainsi que celle de 14 soldats et réservistes de l’armée israélienne. Plusieurs attaques ont également été lancées depuis la Syrie, sans faire de blessés.

Le Hezbollah a donné les noms de 322 de ses membres qui ont été tués par Israël au cours des hostilités qui agitent la frontière depuis le 8 octobre, principalement au Liban, mais aussi en Syrie. Au Liban, 61 autres hommes armés d’autres groupes terroristes, un soldat libanais et des dizaines de civils ont été tués.

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