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Israël libère l’Espagnole condamnée pour détournement de fonds au profit du FPLP

Juana Rashmawi avait été condamnée à 13 mois de prison pour avoir levé des fonds pour une ONG palestinienne, qui d'après la justice israélienne, avaient été transférés au FPLP

Juana Ruiz Sanchez Rishmawi, citoyenne espagnole mariée à un Palestinien, lors de sa condamnation à la prison d'Ofer près de Jérusalem, le 17 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Juana Ruiz Sanchez Rishmawi, citoyenne espagnole mariée à un Palestinien, lors de sa condamnation à la prison d'Ofer près de Jérusalem, le 17 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une Espagnole, condamnée par Israël en novembre pour détournement de fonds au profit d’un groupe terroriste palestinien, a été libérée lundi, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’autorité pénitentiaire israélienne.

Juana Rashmawi, en détention depuis avril 2021, avait été condamnée à 13 mois de prison pour avoir levé des fonds pour l’ONG palestinienne pour laquelle elle travaillait, « Health work committees ». Or, d’après la justice israélienne, ceux-ci avaient été transférés au Front de libération de la Palestine (FPLP), mouvement terroriste palestinien.

Cette sentence a été prononcée dans le cadre d’un accord de peine dans laquelle Mme Rashmawi ne reconnait toutefois pas être impliquée dans le transfert au FPLP.

« Elle travaillait pour une organisation de santé, elle apportait de l’argent à l’organisation de santé et elle ne savait pas que cet argent était transféré au FPLP », avait indiqué son avocat Avigdor Feldman. « Dans l’acte d’accusation la visant, il est dit très clairement qu’elle ne savait pas que l’argent était transféré au FPLP (…) », avait-il ajouté.

La décision de la libérer avait été prise le 1er février par la Commission de libération israélienne. La peine de la sexagénaire a donc été écourtée de quelques mois et elle est finalement « sortie » de prison lundi, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’autorité pénitentiaire israélienne.

La Commission avait justifié sa décision d’écourter la sentence notamment parce que « la détenue est une femme âgée et il s’agit de sa première incarcération (…), il est raisonnable de penser qu’après sa libération, elle quittera Israël pour l’Espagne, où vit sa famille. »

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération de l’Espagne, José Manuel Albares Bueno (Crédit : capture d’écran YouTube)

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a indiqué dans un communiqué avoir parlé au téléphone avec Juana Rashmawi et lui avoir fait part de sa « satisfaction pour sa remise en liberté ».

Selon le communiqué, l’humanitaire a transmis à M. Albares sa « profonde reconnaissance » pour l’implication de son ministère et s’est dite « très heureuse » de la solidarité espagnole.

A la mi-octobre, peu avant la condamnation de Mme Rashmawi, le gouvernement israélien avait placé six ONG palestiniennes sur sa liste des « groupes terroristes » en raison de leurs liens supposés avec le FPLP.

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