« La cause palestinienne fait partie des enjeux » des élections locales d’aujourd’hui, dit le chef des Verts britanniques
Les Israéliens et les Palestiniens ont le droit d’exister. Notre rôle est de veiller à ce que le processus de paix soit équitable, transparent et responsable, dit Zack Polanski
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Zach Polanski, le chef du parti britannique d’extrême gauche des Verts, a affirmé que « la cause palestinienne fait partie des enjeux » des élections locales d’aujourd’hui.
Interrogé par la BBC sur la signification de cette déclaration et sur les raisons pour lesquelles les candidats verts ne soulignent pas que des questions locales comme l’éducation ou la gestion des déchets sont également en jeu, Polanski a déclaré : « À mon avis, toutes ces questions constituent des enjeux. »
Polanski, qui est juif, a également dû répondre à la question de savoir s’il estime qu’Israël a le droit d’exister.
« Je ne crois pas qu’un pays ait le droit d’exister. Ce sont les individus qui ont le droit d’exister », a-t-il dit. « Les Israéliens ont le droit d’exister. Les Palestiniens ont le droit d’exister. Et je pense que notre rôle, en tant qu’État tiers, est de veiller à ce que le processus de paix soit équitable, transparent et responsable. »
Selon Polanski, débattre de la question de savoir si Israël a le droit d’exister « revient en fait à jouer les gendarmes, ce qui explique en partie comment nous nous sommes retrouvés dans ce bourbier dès la déclaration Balfour », cette déclaration britannique de 1917 soutenant la création d’un foyer national juif en Palestine.
Alors que les élections locales se tiendront la semaine prochaine, le parti de Polanski fait face à une série de scandales liés à l’antisémitisme. Dans un cas, c’est la candidate Tina Ion qui a été identifiée comme étant l’auteure de messages publiés sous le pseudonyme « thereal.anne.frank » sur les réseaux sociaux, dans lesquels elle affirmait que « tous les sionistes » devaient être tués.
Le dirigeant du Green party lui-même a essuyé des critiques pour avoir semblé minimiser la dangerosité de l’antisémitisme, affirmant au quotidien Haaretz le mois dernier : « La question est de savoir s’il s’agit d’un sentiment d’insécurité ou d’une insécurité réelle, mais dans les deux cas, cela est inacceptable. »
Expliquant qu’il a grandi dans un foyer qu’il a dépeint comme « très sioniste », Polanski, estimant qu’Israël avait « changé », a déclaré qu’il ne se considérait désormais « certainement pas comme un sioniste ».
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