La certification casher de l’État coûte 770 M$ par an à l’économie israélienne
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La certification casher de l’État coûte 770 M$ par an à l’économie israélienne

Un rapport du Trésor montre que les pratiques du rabbinat « élèvent le coût de la vie, comme tout fournisseur exclusif d’un processus de production le ferait »

L'entrée de l'immeuble du grand rabbinat d'Israël à Jérusalem, en juillet 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'entrée de l'immeuble du grand rabbinat d'Israël à Jérusalem, en juillet 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La certification casher coûte à l’économie israélienne environ 770 millions de dollars par an, a estimé le ministère des Finances.

La certification ajoute environ 5 % du coût de la production alimentaire, selon un rapport préliminaire du ministère.

Jusqu’à 152 millions de dollars du coût est dû au quasi-monopole sur la supervision casher par le Grand Rabbinat d’Israël, qui impose des exigences rigoureuses supérieures à celles demandées en dehors d’Israël, selon le rapport.

Des supervisions orthodoxes haredi plus exigeantes sont proposées en supplément, mais pas à la place, de l’approbation du Grand Rabbinat.

« Le monopole demande des centaines d’emplois et ses pratiques augmentent le coût de la vie en Israël, comme tout fournisseur exclusif dans un processus de production le ferait », selon le rapport.

La supervision casher des produits frais coûte à l’économie 250 millions de dollars supplémentaires, selon le rapport, dus notamment à des pertes majeures pour la dime des champs et des vergers.

Les abattoirs casher et la maintenance de superviseurs dans les supermarchés et les épiceries figurent parmi les couts les plus élevés.

Dans la discussion du rapport mardi par la commission économique de la Knesset, son président Eitan Cabel, a appelé à autoriser les commerces à choisir les services de supervisions pour établir une concurrence.

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