La fille de Shimon Peres rappelle le rôle crucial de la France dans la défense d’Israël
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'Shimon Peres est un faucon devenu colombe une fois Israël en sécurité'

La fille de Shimon Peres rappelle le rôle crucial de la France dans la défense d’Israël

Tsivia Walden-Peres revient sur l'épisode de ventes d'armes par Paris à un moment où la sécurité de l'état juif était en danger

Tsivya Walden, à l'enterrement de son père, aux côté de Bill Clinton, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)
Tsivya Walden, à l'enterrement de son père, aux côté de Bill Clinton, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)

Shimon Peres, décédé le 28 septembre 2016, avait l’idée de ses Mémoires en tête depuis 2010, mais, n’ayant plus à disposition tous ses moyens physiques, en a dicté la fin en six jours, explique Tsvia Walden, sa fille, au Parisien suite à la sortie de l’autobiographie de l’ancien président de l’Etat d’Israël « Aucun rêve n’est impossible ».

« Il a dicté ce livre en six jours et en anglais, un mois avant sa disparition, détaille-t-elle. Il voulait laisser un message, un héritage à la jeune génération. Il ne voulait pas raconter sa vie mais comme elle fait ‘un’ avec l’histoire d’Israël, il nous livre ainsi certains secrets qui étaient impossibles à révéler jusqu’à aujourd’hui ».

Par exemple, explique-t-elle, Shimon Peres a livré des détails « sur le raid d’Entebbe en Ouganda effectué par un commando israélien en juillet 1976 pour libérer des otages retenus par le Front de libération de la Palestine [FPLP] ». On y apprend que Shimon Peres était radicalement opposé à l’idée de négocations avec le FPLP.

Elle raconte les premiers rapports de Peres avec la France « pour l’achat d’armes » alors qu’Israël assiégé en avait un besoin urgent.

« Il ne connaissait rien à ce pays, pas même sa langue, explique-t-elle. Il cherchait des alliés sur la scène internationale, alors que même l’Amérique, soi-disant l’ami historique d’Israël, avait refusé de vendre des armes ».

« Il a senti en France, continue la fille de Shimon Peres, une réflexion existentielle qui l’aiderait à comprendre la nécessité pour les Juifs d’avoir un foyer national fort. Grâce aux ventes d’armes et à son aide scientifique et technologique sur le programme nucléaire, la France a permis la survie d’Israël ».

« Mon père était considéré comme une ‘colombe’, mais être colombe ne signifie pas avoir le ventre mou. C’est d’ailleurs lui qui a été l’initiateur du programme nucléaire israélien ».

Pour Tsvia Walden, son père est un « faucon devenu colombe », une fois la sécurité d’Israël assurée.

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