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La mère très malade d’une otage détenue à Gaza espère pouvoir faire ses adieux à sa fille

La tante de Noa Argamani, qui a été kidnappée avec son petit ami à une rave du 7 octobre, avertit que l'état de Liora Argamani, en phase finale d'un cancer, se détériorera "tant que Noa ne reviendra pas"

Liora Argamani dans un message vidéo enregistré pour sa fille, Noa, retenue en otage par le Hamas depuis le 7 octobre 2023. (Autorisation : Sarai Givaty and Keren Kozlova)
Liora Argamani dans un message vidéo enregistré pour sa fille, Noa, retenue en otage par le Hamas depuis le 7 octobre 2023. (Autorisation : Sarai Givaty and Keren Kozlova)

GENEVE (Reuters) — Souffrant d’un cancer du cerveau en phase terminale, la mère de l’otage israélienne Noa Argamani veut simplement avoir une chance de prendre sa fille dans ses bras une dernière fois et de lui dire adieu.

Argamani, 26 ans, est retenue en captivité à Gaza depuis qu’elle a été enlevée aux côtés de son petit ami, Avinatan Or, au festival de musique électronique Supernova, au kibboutz Reïm, dans le désert du Neguev, dans la matinée du 7 octobre.

Elle était devenue l’un des visages de la cause des otages lorsque des images de son enlèvement, la montrant à moto aux côtés de deux terroristes palestiniens, avaient fait leur apparition sur internet. Dans cette vidéo, la jeune femme, terrifiée, criait : « Ne me tuez pas ! »

Yaffa Ohad, la tante d’Argamani, dit craindre que le temps soit dorénavant compté pour sa nièce comme pour sa belle-sœur.

« La maladie est très grave, elle progresse à grande vitesse. J’espère de tout mon cœur qu’elle aura encore le temps de retrouver Noa », confie Ohad, les larmes aux yeux, en évoquant Liora, sa belle-sœur.

« Cela fait quatre mois que je m’occupe d’elle et je sais très bien que son état émotionnel a des répercussions énormes sur son état physique. Et je suis très inquiète pour sa vie. Plus Noa restera longtemps loin d’elle, et plus elle en sera négativement affectée ».

Yaakov Argamani, le père de l’otage Noa Argamani, une Israélienne de 26 ans, parle aux médias devant le musée d’art de Tel Aviv, sur la « Place des otages », le 16 décembre 2023. (Crédit : Alberto PIZZOLI / AFP)

Israël a juré de détruire le Hamas après l’assaut lancé par le groupe terroriste dans les communautés du sud d’Israël, le 7 octobre. Les hommes armés avaient tué environ 1 200 personnes, dont la plus jeune avait 10 mois, et ils avaient enlevé 253 personnes, prises en otage dans la bande de Gaza. Le plus jeune otage a un an.

En réponse, Israël a lancé une campagne militaire qui a entraîné le déplacement de la plus grande partie des 2,3 millions d’habitants de la bande et qui aurait fait plus de 27 000 morts, selon le ministère de la Santé palestinien. Des chiffres invérifiables, qui ne font pas la distinction entre civils et hommes armés et qui comprendraient aussi les Palestiniens ayant perdu la vie suite aux tirs de roquette errants des factions terroristes, qui ont manqué leur cible et qui sont retombées au sein de l’enclave. L’offensive israélienne est aussi à l’origine d’une pénurie grave de produits alimentaires, d’eau et de médicaments.

« Dire adieu »

La maladie très avancée de Liora Argamani et son appel lancé au président américain Joe Biden, au mois de décembre, où elle l’avait supplié de l’aider à pouvoir prendre sa fille unique dans ses bras, ont bouleversé le public israélien.

« Liora attend, elle espère qu’elle pourra la voir, qu’elle pourra être avec elle, même pendant seulement une heure. Elle espère pouvoir la prendre dans ses bras et lui dire adieu », dit Ohad.

La tante d’Argamani et les familles des autres otages étaient à Genève, mardi, pour y rencontrer des responsables des Nations unies ainsi que la cheffe du Comité international de la Croix Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric.

Noa Argamani, 26 ans, a été capturée par des terroristes du Hamas lors du massacre du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reim, le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Certains ont accusé les organisations internationales et le gouvernement israélien de ne pas en avoir fait suffisamment pour garantir le retour des otages.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué aux familles des otages, la semaine dernière, que « des efforts réels » étaient livrés en faveur de leur libération mais qu’il était anticipé de dire comment une telle remise en liberté pourrait se concrétiser.

« Nous devons vivre dans la paix et trouver un accord de manière à continuer de vivre en paix », s’exclame Ohad. « Parce que les guerres entraînent toujours la souffrance et le chagrin ».

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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